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Cinq enseignements à tirer du compte provisoire de l’agriculture en 2020

Si l’agriculture a réussi à maintenir son activité et à nourrir les Français en 2020 dans un contexte de crise sanitaire inédit, elle a toutefois vu sa valeur ajoutée par actif reculer de 2,6% selon le compte provisoire de l’agriculture pour 2020 publié par l’Insee.

Comptes de l'agriculture
© Pixabay

L’Insee vient de publier le compte provisoire de l’agriculture pour 2020. « Pour les agriculteurs, cette année de tous les dangers se solderait par une baisse de leur résultat : la valeur ajoutée agricole (y compris les subventions) par actif a baissé de 2,6% entre 2019 et 2020 », commentent les Chambres d’agriculture dans un communiqué. Zoom sur les cinq enseignements clés à retenir de cette année particulière.

Lire aussi : Revenu agricole : le Covid-19 met à mal la rentabilité des cultures spécialisées

  • Les résultats économiques des exploitations sont en recul dans 11 régions sur 13 en 2020. Seules la Bourgogne-Franche Comté et la Corse ont connu une hausse du revenu agricole par actif. « Et encore, il s’agit pour ces régions d’un rattrapage par rapport à l’année 2019 », commentent Les Chambres d’agriculture.
     
    Evolution par région
  • Les productions animales ont continué leur lente érosion. Si les productions animales semblent avoir mieux résisté aux difficultés de l’année 2020 que les productions végétales, elles ont poursuivi leur lente érosion entamée depuis bientôt 20 ans. En volume, la production s’est stabilisée pour les gros bovins (+0,1%), a augmenté pour les porcins de 1,6% et pour le lait (+0,8%) mais a reculé de 3,2% pour les veaux et de 2,5% pour les volailles. Quant au prix (hors subventions), il a reculé de 1,3% pour la production animale du fait essentiellement des porcins (-4,8%, après +21,5% en 2019), des œufs (-6,8%), du lait (-0,7%) mais aussi des gros bovins (-0,8%).
     
    Productions animales
  • Point positif toutefois à souligner : des évolutions de marché favorables pour les agriculteurs français du côté des intrants. Les consommations intermédiaires de la branche agricole ont ainsi reculé de 2% en 2020 (après +3,4% en 2019) avec un recul en volume (-0,6%) et en prix (-1,4%). La consommation en énergies et lubrifiants a notamment nettement diminué, note l’Insee, avec une chute de 14,8% du fait de celle des prix (-13,9%). Les achats des engrais et amendements ont aussi reculé de 9,5% (après une hausse de 8,1%) du fait du repli des volumes (-8,6%) alors que les prix ont peu évolué (-0,9%). A noter également la baisse en volume de 1,2% des achats d’aliments pour animaux. « L’économie de charges d’intrants ne compense pas complètement le manque à gagner du côté de la production mais l’amortit assez nettement », remarquent les Chambres d’agriculture dans leur analyse des comptes de l’agriculture en 2020.
     
    Consommations intermédiaires

 

 

 

 

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