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« Je maintiens l’autonomie alimentaire grâce à un faible chargement »

Avec cent dix chèvres et une quinzaine de vaches sur 110 hectares, les éleveurs de La Chèvre de Russilly ont de la surface pour nourrir leurs animaux. Selon le climat, ils adaptent les surfaces à pâturer au printemps.

Laurent Descombin et ses deux associés sont éleveurs de cent dix chèvres et d’une quinzaine de vaches allaitantes à Givry, en Saône-et-Loire. La ferme présente un chargement très faible de 0,6 unités gros bovins (UGB​​) par hectare, ce qui favorise l’autosuffisance alimentaire. En effet, l’exploitation est séparée en deux sites : l’un pour les vaches et l’autre pour les chèvres.

« Mon objectif est de conserver une herbe jeune et riche en protéines, que ce soit sous forme verte ou en récolte », explique Laurent. Ainsi, au début du printemps sur le site des vaches, il aménage des zones tampons clôturées où les vaches n’ont pas accès.

On s’adapte au printemps

En cas de printemps sec en perspective, l’éleveur opte pour l’enrubannage précoce de ces zones tampons afin d’avoir de l’herbe jeune en réserve pour les chèvres. Cela permet de profiter d’une repousse potentielle avant le début de l’été pour le pâturage des vaches.

En revanche, si le printemps s’annonce pluvieux comme cette année, il peut compter sur les autres surfaces déjà fauchées pour disposer d’un stock de qualité pour les chèvres. Il retire alors les clôtures pour permettre le pâturage des vaches.

Le printemps est une période cruciale pour constituer un stock de qualité pour l’année. Ainsi, grâce à cette pratique, l’éleveur garantit une plus grande surface à faucher au printemps et évite d’avoir à acheter du fourrage, même en période difficile. Cette stratégie est mise en œuvre du fait de son chargement de 3,2 chèvres par hectare.

Rédaction Réussir

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