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Terra Lacta met à l’honneur ses meilleurs éleveurs de chèvres

Terra Lacta a profité du salon Capr’Inov pour remettre les prix du Challenge des producteurs caprins à quatre éleveurs de chèvres de la coopérative.

Remise des prix du Challenge des producteurs caprins lors du salon Capr'Inov 2025
L'EARL du Trefolait est ici accompagné d'Anthony Letourneau, président de la coopérative Terra Lacta, en arrière-plan, et par Daniel Chevreul, directeur général de Terra Lacta, à droite.
© M. Mullot/Terra Lacta

Depuis 2016, la coopérative Terra Lacta valorise le savoir-faire et les bonnes pratiques de ses éleveurs de chèvres à travers le challenge des producteurs caprins. Lors du salon Capr’Inov, ces éleveurs ont été mis à l’honneur à travers quatre prix.

L’EARL du Treflolait, dans la Vienne, remporte le prix du meilleur prix payé. Avec ses trois salariés, Matthieu Jolly élève 560 chèvres alpines sur 196 hectares. Particulièrement rigoureux sur les pratiques de traite, l’éleveur de 41 ans a bien compris que de meilleurs taux et moins de cellules permettaient un meilleur prix du lait.

Véronique Jacob de l’EARL de Palluau dans les Deux-Sèvres a été récompensé dans la catégorie « meilleure régularité ». Cette éleveuse de 750 chèvres saanen et alpines sur 225 ha a deux périodes de mise bas, en octobre-novembre et en février-mars. Avec des lactations longues et une alimentation en vert, elle produit un lait régulier et de qualité tout au long de l’année.

Dans la catégorie « meilleure installation », c’est le Gaec Mahou Charon dans le Maine-et-Loire qui a été mis à l’honneur. Avant de s’installer avec Fabrice Mahou, sa fille Mathilde et Maxence Charon, tous les deux 26 ans aujourd’hui, ont visité de nombreuses fermes. Grâce à une hygiène de traite poussée, un curage régulier et un suivi génétique du troupeau, ils ont augmenté rapidement la production laitière pour atteindre 980 litres par chèvre et par an en moyenne des 490 chèvres alpines.

Enfin, Dominique Cailhol, éleveur de 210 chèvres dans l’Aveyron, a reçu le prix de la meilleure empreinte carbone. Ses 58 hectares de surfaces disposent de beaucoup de haies. Il achète par ailleurs peu de granulé malgré une production de plus de mille litres par chèvre et un troupeau à la longévité remarquable.

 

Sécuriser la production de lait de chèvre pour 2030

En 2024, la coopérative Terra Lacta a collecté 93 millions de litres de lait de chèvres auprès de 385 exploitations caprines. Elle dépasse même les 100 millions de litres en comptant les neuf millions de litres de sa filiale la Laiterie Terre de Sèvre. Pour remplacer les départs en retraite et maintenir « à minima à 100 millions de litres », la coopérative estime avoir besoin « d’installer 25 millions de litres de lait d’ici 2030 » assure son président, Anthony Letourneau. L’éleveur de 350 chèvres rappelle les dispositifs mis en place par la coopérative pour faciliter l’installation : un prix plancher, une prime de 65 €/1 000 l répartie sur quatre ans, un cautionnement bancaire jusqu’à 50 % de l’investissement et plafonné à 300 000 € et un prêt à 0 % pour l’achat de cheptel. « D’autres mesures sont en préparation, mais elles ne sont pas encore validées à ce stade », confiait l’éleveur charentais lors du salon Capr’Inov. Le président se disait également confiant pour le prix du lait en 2026 en rappelant qu’il était « plus inquiet par le manque de lait que par la commercialisation des fromages ». L’entreprise prévoit aussi des investissements « à plusieurs millions d’euros » sur la fromagerie Lescure, mais leur déploiement dépend de la sécurisation de la ressource en lait.

Lire aussi : Naissance de la laiterie Terre de Sèvre

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