Pousse de l’herbe : la situation des prairies s’est aggravée en août à cause de la sécheresse
En août, le déficit de la pousse de l’herbe s’est généralisé sur le territoire, selon la dernière note d’Agreste. Quatre régions subissent des pertes de production de prairies autour de 40 % avec une pousse de l’herbe arrêtée depuis trois mois.
En août, le déficit de la pousse de l’herbe s’est généralisé sur le territoire, selon la dernière note d’Agreste. Quatre régions subissent des pertes de production de prairies autour de 40 % avec une pousse de l’herbe arrêtée depuis trois mois.
La situation des prairies permanentes françaises « continue de se dégrader », constate Agreste, sans surprise, dans sa note Infos rapides mensuelle publiée le 27 août. Au 20 août, la pousse cumulée des prairies permanentes était inférieure de 36 % à la moyenne observée à cette date sur la période de référence 1989-2018. Résultat de l’arrêt de la pousse, « sous l’effet du manque d’eau et des canicules qui se succèdent depuis 3 mois », pointe le service statistique du ministère de l’Agriculture.
Evolution de la production des prairies permanentes au 20 août 2026
La pousse de l’herbe déficitaire sur tout le territoire
Toutes les régions sont désormais déficitaires avec une production cumulée de 51 % de la production annuelle contre 79 % en moyenne à cette période. La région PACA, qui était alors la seule région non déficitaire, recule légèrement, à 91 % de la moyenne. Pour toutes les autres régions, le déficit est bien plus important avec des chiffres supérieurs à 20 %.
Indicateur de rendement des prairies permanentes par région au 20 août 2026
Quatre régions subissent des pertes autour des 40 % dans le sud-ouest et l’est du territoire (Bourgogne - Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle Aquitaine, Occitanie). Localement, le Limousin et certains secteurs du quart nord-est excède même les 50 %, d’après Agreste. Le service statistique souligne également que « seules certaines zones alpines ont enregistré une pousse supplémentaire au cours des deux derniers mois ».
De forts impacts sur l’élevage
L’élevage se retrouve alors fortement impacté avec des baisses de production laitière mais surtout un manque de fourrage. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard indiquait le 27 août en conférence de presse, que « cinq régions ont un stock de fourrage inférieur de plus de 50 % par rapport à la normale » : la Bretagne, l’Occitanie, les Pays de la Loire, Auvergne Rhône-Alpes et le Centre-Val de Loire.