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Dans les yeux d’Amélie : « Je suis officiellement installée comme éleveuse de chèvres ! »

Cet automne, l’entrée dans le Gaec et la mise à la reproduction des chèvres marquent l’aboutissement du projet d’installation d’Amélie comme éleveuse de chèvres et fromagère en Isère.

<em class="placeholder">Amélie au milieu de ses chèvres</em>
Amélie Villette : « Je suis officiellement installée comme éleveuse de chèvres ! »
© Ferme de Toutes Aures
<em class="placeholder">Chevrettes au pâturage </em>

« Après un an passé sur la ferme en stage-test, je suis officiellement installée depuis le 8 septembre, date à laquelle je suis devenue associée du Gaec. Cela n’a rien changé à mon quotidien, mais c’est quand même une étape symbolique ! En parallèle, mon dossier est passé début octobre en comité d’étude projet et a reçu un avis favorable pour l’attribution de la DJA. Cet avis est accompagné d’une mise en garde sur le temps de travail, au vu de la multiplicité des productions présentes sur la ferme et d’une préconisation pour souscrire un suivi post-installation.

Un chantier collectif pour connaître les voisins

Sur la ferme, située au cœur de la zone AOC Noix de Grenoble, l’automne correspond à la saison des noix. La récolte est faite par la Cuma et le lavage en entraide avec un agriculteur voisin. Si ce n’est pas le travail le plus gratifiant, il se fait heureusement dans une ambiance conviviale ! Tri et conditionnement vont maintenant occuper une partie de nos journées dans les semaines à venir.

Côté biquettes, la saison a été marquée par la mise à la reproduction. Une partie des chevrettes ayant gardé un léger retard de croissance suite à la coccidiose, j’ai décidé de les séparer en deux lots et de ne mettre au bouc que celles qui dépassent les 32 kilos. Les 20 plus légères les rejoindront sans doute début novembre. Si cet étalement des mises bas n’était pas prévu, cela me permettra de prendre mes marques tranquillement en fromagerie tout en développant la commercialisation progressivement.

Le lot à la reproduction continue à sortir au pâturage, avec les boucs. L’un de ces messieurs s’est d’ailleurs permis, alors qu’il était au champ, une petite fugue de 48 heures qui m’a mis dans tous mes états. J’ai vécu ma première angoisse d’éleveuse ! Après un jour et demi de recherches en vain, il a fini par réapparaître dans la même parcelle d’où il était parti sans fournir aucune explication !

Le compte à rebours est lancé

Avec la reproduction, le compte à rebours est lancé… Tic-tac, tic-tac, tic-tac… Plus de retour en arrière possible, si tout va bien, début mars, les premiers cabris seront là et il faudra traire et transformer le lait ! Cela met la pression, car rien n’est encore prêt côté bâtiment ! Nous attendions pour démarrer les travaux, d’une part le dépôt des dossiers de subventions, et d’autre part le déblocage des emprunts bancaires liés à mon entrée dans le Gaec et à la validation de la DJA. Ils vont pouvoir démarrer à présent. »

Des subventions pour l’aménagement des bâtiments d’élevage et de transformation

Deux dispositifs, financés par des fonds européens Feader, permettent d’accompagner financièrement les investissements dans les bâtiments d’élevage (mesure 201) et les locaux et équipements de transformation et commercialisation (mesure 302). Ils fonctionnent avec un système d’appel à projet ouvert sur une partie de l’année. Les dossiers à constituer sont assez conséquents et nécessitent d’y passer du temps ou de se faire accompagner : pièces administratives, devis pour tous les investissements (deux devis dès qu’on dépasse 3 000 euros), plans… Des points sont attribués aux projets déposés selon plusieurs critères (JA, bio, etc.) et permettent de définir quels dossiers seront financés en priorité et à quel taux (entre 25 et 35 %).

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