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[ Covid-19 ] Des pistes pour produire moins de lait de chèvre

Les éleveurs de chèvres, fromagers fermiers ou livreurs de lait, peuvent vite avoir besoin de réduire provisoirement la quantité de lait produite. L’Institut de l’élevage propose des pistes pour maîtriser les volumes.

La monotraite permet de baisser rapidement la production de lait. En repassant en bitraite, on retrouvera une partie du volume initialement perdu.
La monotraite permet de baisser rapidement la production de lait. En repassant en bitraite, on retrouvera une partie du volume initialement perdu.
© D. Hardy

L’épidémie de Covid-19 impacte les chevriers : fermeture des marchés, chute des ventes chez les producteurs fermiers, excès de lait dans les laiteries. Pour ajuster provisoirement ses volumes à la baisse, l’Institut de l’élevage propose d’agir sur la traite, sur la reproduction, sur l’alimentation ou sur la destination du lait.

Un document de quatre pages sur le site idele.fr détaille ces moyens.

Passer tout ou une partie du troupeau en monotraite entraîne une baisse de production moyenne de 12 à 15 %. Cette situation réversible est intéressante si le cahier des charges de l’appellation d’origine protégée le permet.

On peut aussi réformer précocement, voire tarir une partie des chèvres destinées à la reproduction. Tarir un tiers du troupeau conduit à une baisse de production de 20 à 25 % en moyenne. Mettre plus de chèvres initialement prévues en lactation longue à la reproduction permet aussi de réduire la production en imposant un tarissement plus précoce. Mais cette solution pénalise fortement la production estivale.

En réduisant les apports alimentaires, on peut limiter la production. Il s’agit notamment de conserver les meilleurs fourrages pour la reprise et de réduire l’apport des concentrés. Cependant, il sera très difficile de remonter le niveau de production des chèvres en leur apportant à nouveau une alimentation plus riche. Il convient donc d’utiliser cette stratégie plutôt pour les animaux en mises bas d’automne ou les lactations longues. Cela peut être le moment de réajuster les rations à la production réelle des chèvres notamment pour les plus faibles productrices.

Le surplus de lait peut être distribuer aux chevreaux et chevrettes de renouvellement en veillant toutefois à thermiser le lait si besoin pour éviter la transmission de maladies comme le CAEV, les mycoplasmes ou la paratuberculose.

Pour les fromagers fermiers, une partie du lait peut-être reporté par la fabrication de pâte pressée type tome, la congélation du caillé ou le report sous vide en chambre froide. Ces produits de reports peuvent être, si besoin, stockés ailleurs qu’à la ferme. D’autres pistes de commercialisation peuvent être explorées (prise de commandes, point relais, démarchage des grandes surfaces, livraison à domicile.

Plus d’infos sur http://idele.fr/filieres/caprin/publication/idelesolr/recommends/maitrise-des-volumes-a-destination-de-tous-les-producteurs.html

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