Canicules et sécheresse font reculer le « PIB agricole » de 8 %
Lors de leur audition le 2 septembre 2026 devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, l’Insee et la direction générale du Trésor ont chiffré l'impact économique des canicules et de la sécheresse estivales à une perte de 0,1 point de croissance du PIB pour l'année 2026 en raison de la baisse de la production agricole.
Lors de leur audition le 2 septembre 2026 devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, l’Insee et la direction générale du Trésor ont chiffré l'impact économique des canicules et de la sécheresse estivales à une perte de 0,1 point de croissance du PIB pour l'année 2026 en raison de la baisse de la production agricole.
Avec Agra Presse
Auditionnés devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 2 septembre, l’Insee et la direction générale du Trésor ont dressé le bilan économique des vagues de canicule et de sécheresse qui ont émaillé l’été. Elles ont causé une perte de 0,1 point de croissance du PIB pour l’année 2026 en raison de la baisse de la production agricole. Toujours selon eux, la valeur ajoutée agricole, qui mesure la richesse créée par la production, devrait baisser de 8 % cette année. C'est à peu près la moitié de l'effet de la canicule de 2003, quand elle avait reculé d'environ 15 %.
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Canicules, sécheresse et conflit au Moyen-Orient ont impacté le secteur agricole
Ces chiffres en recul sont dus aux mauvaises conditions climatiques mais le conflit au Moyen-Orient a aussi impacté le secteur agricole via la hausse du prix du gaz qui a renchéri le coût des engrais azotés, a précisé le ministère de l’Economie qui a ajouté : « les vagues de chaleur et la sécheresse de 2026 ont considérablement affecté certaines productions agricoles, en particulier le maïs avec – 35 % de production prévue en 2026 par rapport à 2025 ». Il a également souligné que les prairies avaient été aussi « très touchées, avec une pousse cumulée inférieure d'un tiers à la normale au 10 août ».
L’Insee a indiqué que les rendements du blé sont en revanche « très proches de la normale » car « le blé a été récolté très tôt » et a affirmé que les légumes ont été très affectés, provoquant « une très forte hausse de leur prix, de l’ordre de 14 % ». Il estime que c’est 0,1 point d’inflation sur les 2,4 % d’inflation relevés en août qui est issu directement des légumes frais.
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Le ministère de l’Agriculture reporte la publication de son plan d’urgence
Un plan d’urgence visant à aider les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules devait être dévoilé aujourd’hui. Mais le ministère de l'Agriculture a annoncé hier, mercredi 2 septembre, « décaler de quelques jours » les annonces sur ces aides d'urgence, invoquant un besoin de concertation au vu des « montants conséquents ».
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