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Accompagnement sur mesure pour une installation réussie en élevage caprin

Pour sécuriser leur triple installation, les associés du Gaec Mahou-Charon dans le Maine-et-Loire ont choisi de se faire accompagner sur les volets économiques et techniques.

Virginie Tardif et Jean-Luc Romejon, conseillers Seenovia, accompagnent Fabrice et Mathilde Mahou et Maxence Charon dans leur projet d'installation.
Virginie Tardif et Jean-Luc Romejon, conseillers Seenovia, accompagnent Fabrice et Mathilde Mahou et Maxence Charon dans leur projet d'installation.
© V. Hervé-Quartier

À Vieil-Baugé, dans le Maine-et-Loire, Mathilde et Fabrice Mahou et Maxence Caron ont le sourire : leur « triple installation » est sur les rails. Installé en vaches laitières et allaitantes depuis 1991 sur l’exploitation familiale, Fabrice s’est lancé un nouveau défi en créant un atelier caprin avec l’arrivée sur l’exploitation de sa fille Mathilde et son compagnon Maxence. L’exploitation est ainsi passée de deux à quatre UMO, un à deux sites et de 160 à 217 hectares de SAU pour un investissement de 47 000 euros, hors achat du second site.

Un plan d’action concret et sécurisant

Accompagnés par le service projets et stratégie de Seenovia, ils ont pu mettre leurs souhaits sur la table pour construire un projet commun qui tienne la route. « Notre objectif est de produire dans un système le plus autonome possible, de rester maîtres de nos décisions et de générer du revenu, affirment les trois jeunes associés. Les apports technico-économiques de l’accompagnement nous ont plu. Au fil des échanges, nous avons construit un plan d’actions concret, c’est sécurisant pour nous, et pour les banques aussi ! »

Mathilde, Maxence et Fabrice ont identifié avec leurs conseillers les atouts et contraintes de leur système d’exploitation. Puis ils ont élaboré un plan précis pour atteindre leurs objectifs d’ici 2024 : 500 chèvres à la traite produisant 470 000 litres de lait, augmentation de la production fourragère, arrêt de l’atelier vaches allaitantes, maintien de la production de lait de vache. Mathilde et Fabrice forment un binôme sur l’atelier caprin, Maxence travaille se consacre aux vaches laitières. Ils restent polyvalents sur toutes les productions pour pouvoir se remplacer mutuellement. Et tous mettent la main à la pâte pour aménager le nouveau site et l’adapter aux chèvres, tout en autoconstruction.

Trois ans pour atteindre les objectifs

« Une des conditions de réussite de notre projet est la précision. Notre objectif est d’atteindre un rythme de croisière en trois ans. Pour l’atelier caprin, nous débutons et n’avons pas de points de comparaison. Avoir une trajectoire précise et des repères techniques est indispensable. Cela donne une feuille de route et permet de se projeter plus facilement. C’est aussi satisfaisant lorsque les objectifs sont atteints. » Avec sept visites dans l’année pour le suivi des chevrettes, le calcul des rations, les pesées, la reproduction, la préparation des premières mises bas et la prévision laitière, Mathilde et Fabrice bénéficient d’un suivi rapproché et mettent toutes les chances de leur côté.

Virginie Tardif et Jean-Luc Romejon, conseillers Seenovia

« Aider les éleveurs à définir leurs objectifs »

« Notre accompagnement se base sur des échanges avec les éleveurs. Une fois les objectifs d’organisation du travail et de revenu fixés, des trajectoires précises sont tracées sur les cheptels et les assolements, avec évidemment un volet économique et les investissements nécessaires. Il n’y a pas que des chiffres. Nous regardons l’existant, ce qui peut être amélioré et quelles sont les possibilités par rapport aux souhaits et objectifs des éleveurs. Ensuite, nous travaillons avec eux la partie technique, les trajectoires. Nous avons ainsi défini le nombre de chevrettes à acquérir la première année et la vitesse de croissance du troupeau, en fonction des investissements possibles. L’assolement a aussi été revu pour alimenter les chèvres… Les éleveurs ont ainsi une feuille de route précise.  »

Chiffres clés

4 UMO : 3 associés et 1 salarié
217 ha de SAU (50 ha de prairies, 70 ha de maïs (grain et ensilage), 62 ha de céréales, 15 ha de luzerne), dont 100 ha irrigables
350 chèvres, objectif 500 en 2024
72 vaches laitières
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