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73 500 caprins commercialisés par Terrena

L’équilibre économique de l’activité de collecte de chevreaux naissants est complexifié par la hausse des coûts et un prix moyen du petit chevreau inférieur à 2 euros.

Christophe Maudet de la coopérative Terrena, homme devant botte de foin
« Si les prix du chevreau gras sont bien remontés en 2022, l’augmentation des coûts de production a affecté le résultat des engraisseurs » a souligné Christophe Maudet.
© V. Bargain

Les 150 adhérents de l’organisation de producteurs (OP), caprins de Terrena étaient invités à leur assemblée générale le 20 avril. 73 500 caprins ont été commercialisés par Terrena en 2022, dont 40 700 chevreaux de boucherie et 26 700 chevreaux maigres. Après deux années fortement marquées par la crise du covid-19, le marché s’est progressivement normalisé. « La situation est restée assez compliquée à l’export, mais il y a eu une bonne reprise des ventes en France, qui a permis une revalorisation du chevreau gras », indique Christophe Maudet, directeur de l’OP.

Moins de 2 €/chevreau en moyenne

L’activité est toutefois restée très complexe à gérer. L’équilibre économique des engraisseurs a été rendu encore plus difficile avec la forte hausse du prix de l’aliment d’allaitement et de l’énergie. Il repose sur des prix du chevreau naissant bas, en moyenne inférieurs à 2 €/tête sur l’année. « Ces prix bas auxquels s’ajoutent des coûts de collecte croissants du fait du prix de l’énergie rendent difficile l’équilibre de l’activité de collecte des chevreaux naissants, estime Christophe Maudet. Les prix de l’aliment d’allaitement et de l’énergie étant un peu redescendus, l’équilibre économique a cependant été meilleur que projeté. » Dans ce contexte, l’objectif en 2023 pour l’OP Caprins de Terrena est d’avancer sur la mise en place de la contractualisation, avec la prise en compte du coût de production et des accords à tous les niveaux de la filière.

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