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Chambres d’agriculture et changement climatique : des diagnostics pour accompagner les exploitations agricoles

Chambres d’agriculture de France (ex-APCA) a présenté, le 6 septembre à Paris, un plan d’accompagnement des agriculteurs pour s’adapter au changement climatique : sensibilisation, diagnostics et solutions sont au menu.

« Nous souhaitons mettre en œuvre un plan massif, mais individualisé, pour accompagner les exploitations dans leur transition », assure Sébastien Windsor, président des Chambres d'agriculture.
« Nous souhaitons mettre en œuvre un plan massif, mais individualisé, pour accompagner les exploitations dans leur transition », assure Sébastien Windsor, président des Chambres d'agriculture.
© V. Charpenet

Un diagnostic pour évaluer la vulnérabilité de son exploitation face au changement climatique. C’est ce que vont proposer les chambres d’agriculture aux exploitations agricoles dans les années à venir. « Nous souhaitons mettre en œuvre un plan massif, mais individualisé, pour accompagner les exploitations dans leur transition », indique Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture de France lors de la conférence de presse de rentrée de l’institution le 6 septembre à Paris. Ce projet intervient dans un contexte de « sécheresse d’une intensité historique », a-t-il été rappelé en préambule de la conférence.

Le diagnostic sera précédé d’une sensibilisation des agriculteurs sur les projections climatiques et ses conséquences pour l’agriculture à horizon 2030-2050. Pour ce faire, le réseau des chambres s’appuiera sur le travail mené en la matière depuis plusieurs années. Notamment les diagnostics territoriaux réalisés dans le cadre du Varenne de l’eau et qui ont permis d’identifier les points de vulnérabilité et les opportunités pour les différentes productions.

Phase de test auprès de 1 000 exploitations

Les chambres souhaitent donc maintenant se pencher sur les exploitations agricoles en évaluant leur niveau de vulnérabilité face au changement climatique et les accompagner pour les rendre plus résilientes. Une phase de test est prévue en 2023 avec la réalisation de diagnostics auprès de 1 000 exploitations. En 2024, l’objectif est de monter en puissance avec 5 000 à 10 000 exploitations diagnostiquées. « D’ici 2030, nous avons l’ambition d’accompagner 100 000 exploitations », lance Sébastien Windsor.

Les chambres ne comptent pas s’arrêter au diagnostic. « Le troisième volet du plan consiste à apporter un panel de solutions adaptées aux différents territoires », précise-t-il.

La question du financement de ces diagnostics et des solutions à mettre en œuvre reste en suspens. Les chambres précisent tout de même qu’elles accompagneront les agriculteurs pour mobiliser les aides existantes. « Actuellement, ce sont surtout les aides aux investissements matériels qui sont proposées, indique Sébastien Windsor. Les agriculteurs ont aussi besoin d’aides financières sur des aspects plus immatériels comme de la formation ».

L’atténuation, l’autre volet du changement climatique pour l’agriculture

Au-delà ce volet d’adaptation, les chambres d’agriculture réaffirment leur engagement dans l’atténuation du réchauffement climatique. « L’agriculture est pourvoyeuse de solutions », martèle Olivier Dauger, président de la chambre d’agriculture des Hauts-de-France et membre du bureau national, en charge des questions de climat. Et de rappeler les atouts du secteur en matière de stockage du carbone ou de production d’énergies renouvelables. Il souligne aussi l’importance « de trouver un équilibre entre ce qui est bon de mettre en œuvre pour la société et le coût pour l’agriculteur. »

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