Broyage des jachères : quelles dates d’interdiction en 2026 ?
Chaque printemps, il est obligatoire de respecter une période d’interdiction de broyage et fauchage des jachères. Destinée à protéger la faune sauvage pendant la reproduction, cette règle s’applique sur l’ensemble du territoire mais les dates varient selon les départements et changent chaque année.
Chaque printemps, il est obligatoire de respecter une période d’interdiction de broyage et fauchage des jachères. Destinée à protéger la faune sauvage pendant la reproduction, cette règle s’applique sur l’ensemble du territoire mais les dates varient selon les départements et changent chaque année.
Toute surface déclarée en jachère sur Telepac est soumise à une période d'interdiction de broyage et fauchage de 40 jours environ au printemps. Cette règle s’applique également aux bordures déclarées à la PAC (bordure de champs, bande le long des forêts sans production, et bande tampon).
Protéger la faune sauvage
Cette mesure vise à préserver la nidification des oiseaux et la reproduction de la petite faune. D'avril à juillet, plusieurs espèces utilisent les jachères comme habitat. Les oiseaux nichant au sol, comme l'alouette des champs, la perdrix grise, ou la caille des blés qui pondent et couvent directement dans les couverts herbacés. Un broyage détruirait les nids, les œufs et tuerait les petits.
Côté mammifères, les chevreuils, lièvres et lapins mettent bas et cachent leurs jeunes dans les herbes hautes. Les faons notamment sont instinctivement immobiles face au danger et sont donc tués par les broyeurs. Enfin, les jachères fleuries abritent des colonies de bourdons et d'abeilles en pleine activité printanière.
Des dates différentes selon les départements
La règle est nationale mais les dates précises sont fixées dans chaque département. En pratique, la période d’interdiction se situe généralement entre début mai et début juillet, avec parfois des variations de plusieurs semaines selon les régions.
À titre d’exemple, en 2026, l’interdiction court du 1er mai au 9 juin dans les Ardennes, l'Allier, ou encore les Pyrénées-Atlantiques, du 4 mai au 4 juillet dans le Nord, du 5 mai au 13 juin en Moselle, du 10 mai au 20 juin dans la Vienne, du 16 mai au 24 juin dans le Loir-et-Cher, ou encore du 20 mai au 1er juillet dans la Marne. Ces variations tiennent compte des conditions climatiques et des périodes de reproduction de la faune locale. Il est donc indispensable de se référer à l’arrêté préfectoral de son département.
Entretien autorisé en dehors de la période
En dehors de cette période d’interdiction, le broyage est autorisé afin d’assurer l’entretien des parcelles. Cette opération permet notamment d’éviter l’installation d’adventices ou la fermeture du couvert. Certaines dérogations peuvent également exister pendant la période d’interdiction, par exemple pour des raisons de sécurité (proximité des habitations ou des routes) ou pour l’entretien de certaines bandes enherbées.
Ne pas confondre avec l'interdiction de valorisation des jachères
Attention la période d’interdiction de broyage et fauchage ne doit pas être confondue avec les règles liées à la valorisation des jachères dans le cadre de la PAC. Pour être prises en compte au titre de l'écorégime, les jachères doivent être déclarées IAE (infrastructures agroécologiques). Si elles sont en place depuis plus de 5 ans, cela évite également leur conversion en prairies permanentes. Pour être déclarée IAE, une jachère ne doit faire l'objet d’aucune valorisation (pâture ou fauche) et d'aucun traitement phytosanitaire sur l'ensemble de la période de présence obligatoire, du 1er mars au 31 août pour les jachères herbacées classiques et du 15 avril au 15 octobre pour les jachères mellifères.