Veau sous la mère : une génétique combinant conformation bouchère précoce, croissance et production laitière
En veau sous la mère, combiner conformation bouchère, croissance et aptitudes maternelles est un levier majeur pour améliorer durablement la performance des élevages.
En veau sous la mère, combiner conformation bouchère, croissance et aptitudes maternelles est un levier majeur pour améliorer durablement la performance des élevages.
« Le niveau génétique du troupeau constitue le premier critère qui influence le revenu, d’après des résultats issus du réseau Inosys sur le cas type système limousin veaux de lait sous la mère spécialisé », a rappelé Maëva Faure du Civo (comité interprofessionnel veau sous la mère) à l’occasion d’une journée technique à Naves, en Corrèze, organisée en partenariat avec la coopérative d’insémination du groupe Altitude. Illustration avec le troupeau de Sébastien Dieuaide, qui compte aujourd’hui une cinquantaine de vaches et produit entre 25 et 30 veaux sous la mère par an, dont 90 % sont issus d’IA. Ses choix génétiques s’orientent prioritairement vers trois critères clés en production de veaux sous la mère : la conformation bouchère précoce, la croissance et le potentiel laitier.
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Marine Giroux de l’UALC (Union des coopératives d’insémination animale Auvergne Limousin Charente) a notamment recommandé plusieurs taureaux adaptés à la production de veaux sous la mère, parmi lesquels Gimli, Limoges, Paho de la gamme Excelim, mais aussi Jt, Malijai ou encore Jectisse pour assurer un renouvellement haut de gamme. En nouveautés, Vito (prochainement renommé) né au Gaec Manuby (Corrèze) et acheté par Créalim sera diffusé cet automne. Avec Uzerche né au Gaec Tourneix (Corrèze), nouveauté de 2025, ils devraient apporter du potentiel en conformation bouchère.
Les échographies pour le suivi de l’IVV
« La maîtrise de l’intervalle vêlage-vêlage est l’autre point central », a rappelé Dimitri Octavie, responsable technique au sein du groupe Altitude. En plus du pilotage de l’alimentation pour faciliter la reprise de cyclicité et l’expression des chaleurs, de la chasse aux vêlages difficiles par le choix des taureaux aux facilités de naissance contrôlées et du suivi rigoureux des chaleurs, Dimitri Octavie plaide pour une généralisation de l’échographie. Celle-ci est à pratiquer sur toute femelle non inséminée 90 jours après vêlage, toute femelle revenant en chaleur après la 2e ou la 3e IA, toute femelle inséminée après 35 à 38 jours, ou encore par lots entiers à la sortie au pré ou à la rentrée en bâtiment selon les périodes de vêlages.
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