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Douve en élevage allaitant
Une étude réalisée dans 132 cabinets vétérinaires

La douve concerne toujours largement le cheptel allaitant. Deux enquêtes réalisées auprès d´un peu plus de 2000 élevages met en évidence plus de 60 % de troupeaux infestés.


E n France, la fasciolose est banalisée et sous-diagnostiquée », expliquait Michel Boutet, responsable de gammes industrielles pour le laboratoire Janssen Santé Animale, à l´occasion de la présentation du compte-rendu d´une enquête diligentée par ce laboratoire. L´objectif était de définir quelle est la séroprévalence de la douve en élevage allaitant à partir de sérologies de mélange à raison d´une sérologie pour 10 bovins testés de plus de deux ans. Ce travail a été réalisé au cours des deux campagnes d´hivernage 2002/ 2003 et 2004/2005 sur un nombre significatif d´élevages en partenariat avec 132 cabinets vétérinaires dont la clientèle est en grande partie composée d´éleveurs allaitants. Au total, un peu plus de 20 départements ont été concernés et les deux grandes zones Charolaise et Limousine ont été privilégiées.
Pour l´hiver 2004/2005 qui a permis de collecter le plus grand nombre de résultats, les statistiques chiffrent à 60 % le taux de troupeaux à sérologie positive avec toutefois des résultats très hétérogènes suivant les départements. Allier, Haute-Vienne et Vendée sont par exemple qualifiés de départements à séroprévalence modérée (moins de 50 %). En revanche cette sérovalence passe à 68 % pour les élevages creusois et nivernais et bondit à 88 % pour les données provenant du Cantal. « Mais dans un même département, on observe de grandes différences de séropositivité parmi les troupeaux testés d´un cabinet vétérinaire à un autre », précise Michel Boutet.
Cette enquête a permis de mettre en évidence la proportion importante du nombre d´élevages toujours concernés par ce parasite et l´intérêt de la sérologie pour diagnostiquer sa présence comparativement à une coproscopie. Ce travail met aussi en avant tout l´attrait que peut procurer un produit de traitement qui face à la douve soit à la fois adulticide et larvicide. Car dans le cas d´un mono-traitement à la rentrée à l´étable avec un produit seulement adulticide, les larves de douves ne seront pas touchées. Elles remplaceront rapidement les adultes. Un double traitement sera alors nécessaire si l´éleveur veut les éliminer.
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