Aller au contenu principal

Un projet sur l’aptitude génétique au travail des chiens de troupeau

Un projet pour connaitre la composante génétique de l’aptitude au travail des chiens de conduite et repérer les chiens les plus prometteurs est en cours. Il rassemble de nombreux partenaires et est animé par l’Institut de l’Elevage.

chien de conduite sur troupeau border collie auvergne
© F.Alteroche

L’objectif du projet Canidea Idele est de savoir s’il est possible de développer un outil génétique pour détecter la qualité des chiens avant dressage et donc aider au choix du chien de conduite sur troupeau, et pour gérer les accouplements. C'est une première mondiale. Nulle part il n’existe de construction d’un dispositif de ce type.

Ce projet est conduit en partenariat avec la FUCT (fédération des utilisateurs de chiens de troupeau), l'AFBC (association française Border collie), la société centrale canine, l'INRA, Agro-Paris-Tech, l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort et le Centre de Ressources Biologiques Cani-DNA.

« La sélection du chien de conduite doit se faire dans un cadre où la manipulation du troupeau est au centre de l’activité. Aujourd'hui malheureusement, son succès dans le cadre d'activités de loisirs, quelles que soient les races, le détourne de son utilisation originelle et ne le fait plus évoluer dans ce sens » explique l’Institut de l’Elevage dans sa présentation du projet. « Certains chiens possèdent un niveau d’adaptation au troupeau suffisant pour être considérés comme avec une « valeur d’usage » intéressante.

Ces chiens font passer des messages aux animaux, imprimés de manière durable, en réduisant à leur minimum les rapports de force. Et ces chiens révèlent leur valeur d'usage quel que soit le contexte c'est-à-dire qu'ils sont capables de montrer un intérêt pour les animaux et d'exprimer leurs aptitudes avec des animaux inconnus, sur un terrain inhabituel, en l'absence de leur maître. En effet, la motivation de ces chiens ne doit pas reposer sur la relation qu'ils entretiennent avec leur maître mais sur l’intérêt qu’ils ont pour le troupeau. Ceci ne signifie pas que les chiens hors de cette valeur d’usage ne sont pas utilisables, par leur maître notamment, mais leur dressage va demander plus de temps, d’investissement et de compétences pour atteindre un résultat. »

Un test en libre sur brebis et une prise de sang

« La première étape du projet a consisté à définir un test. Il se déroule en l’absence du maître sur un petit lot de brebis, en libre, et dure environ cinq minutes. Le test est filmé et une prise de sang est réalisée sur le chien pour en extraire son ADN » explique Barbara Ducreux, cheffe de projet à l’Institut de l’Elevage. « Le nombre de données cumulées est déterminant dans ce type de projets. Plus le nombre de chiens testés sera important, plus nous pourrons être précis dans les analyses. » La fin du projet est initialement prévue en 2021.

Vous êtes éleveur utilisateur de chien de conduite et souhaitez participer au projet ? Le test s’adresse aux chiens de race de conduite en ferme, âgés de huit à vingt-quatre mois, identifiés et déclarés aux animaux, en bonne santé et habitués à la laisse.

Consultez dans les prochains mois la page Idele chiens de troupeau pour connaitre la date et le lieu des prochaines journées de tests, qui reprendront à partir de novembre 2020.

 

Lire aussi :

Bien choisir son chien de troupeau

Des étapes à respecter pour travailler avec un chien de troupeau

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

[Sursemis des prairies] Dix conseils pour favoriser l’implantation
Pour favoriser le sursemis lors de la rénovation des prairies Bruno Osson de Semae, propose dix conseils à suivre.
charolaises pâturage
PAC : Julien Denormandie annonce une baisse de 3 à 4 % des soutiens aux élevages allaitants à l'échéance 2027
A l'issue d'un Conseil supérieur d'orientation de l'économie agricole ce vendredi 21 mai 2021, Julien Denormandie a présenté lors…
Passer du temps à anticiper, à organiser puis, à gérer le pâturage pour le faire durer le plus longtemps possible doit ensuite permettre de limiter le nombre d’heures passées sur un tracteur pour constituer des stocks puis les distribuer. © F. d'Alteroche
Des pistes pour conforter le revenu des élevages bovins viande
Autosuffisance alimentaire, valorisation du produit, productivité numérique, part de l’herbe pâturée dans l’alimentation, coûts…
Frédéric Capsenroux. « J’ai changé ma vision de la conduite de la reproduction. Avant, je ne voulais que des taureaux mais, l’insémination permet de sécuriser la production et d’avoir accès à un plus large choix côté génétique. » © E. Durand
Un système salers cohérent entre tout herbe et génétique
Frédéric Capsenroux élève 75 mères salers à Ytrac dans le Cantal. Il produit essentiellement du broutard et de la génétique, mais…
Le bâtiment mesure 48 m x 19 m. Il est équipé de deux cellules de 120 m3 chacune pouvant stocker 150 tMS au total, d'un automate de ventilation avec variateurs de fréquence et d'une griffe. Des bottes de foin et paille (50 tMS) y sont également stockées. Les panneaux photovoltaïques plein sud couvrent 650 m2 de toit.  © S. Bourgeois
Un séchoir à fourrages pour un élevage bio de 50 charolaises
Benoît Jaunet, éleveur en bio dans les Deux-Sèvres, dispose depuis quatre ans d’un séchoir de fourrages. Un équipement rare en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande