Un format optimum

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(((Prix de famille mâle au Gaec Batifol en Lozère.))))Cet élevage s’est très largement illustré sur ce concours avec des animaux dont la morphologie, le standard et le niveau de préparation extériorisaient idéalement ce qui est recherché. Crédits : © F. d'Alteroche
Âgée de 8 ans, Dragonne..... Crédits : © F. d'Alteroche
Helvétique, âgé de 4 ans, est né chez son propriétaire. Crédits : © F. d'Alteroche

La forte proportion de jeunes et même très jeunes éleveurs qui présentaient des animaux lors du dernier concours national Aubrac atteste de la belle dynamique de cette race et de l’engouement qu’elle suscite auprès des jeunes générations. Lequel est confirmé par la progression des effectifs. Ils ont été multipliés par deux ces quinze dernières années, et le cap des 200 000 mères est en passe d’être franchi. L’actuel format des animaux est analysé comme un optimum pour ne pas accroître déraisonnablement les frais d’entretien, tout en donnant des poids de carcasse adaptés aux évolutions du marché. « Comme à notre habitude, nous avons voulu une sélection drastique concernant l’efficacité de carrière et la maîtrise des gabarits des animaux présentés. Nous sommes très attentifs à conforter les qualités d’élevage et la rusticité de nos animaux. Aujourd’hui, rusticité rime avec modernité », soulignait Yves Chassany, président de l’Union Aubrac. Côté morphologie, les différents juges ont mis en avant des animaux profonds, trapus, solides sur leurs aplombs, en recherchant une « ligne du dessous » suffisamment proche du sol. Autant de caractéristiques correspondant à des animaux dont l’aptitude à la marche et la forte capacité d’ingestion les rendent à même de relever le défi de valoriser les estives et les parcours, où la rusticité de la race a été forgée. « C’est notre ligne de conduite. La progression des effectifs nous laisse à penser que nous suivons la bonne voie », estimait Henry Peyrac, président de l’OS.

Moins de croisement

L’érosion régulière de la proportion de femelles conduites en croisement est un motif d’inquiétude. Mâles ou femelles, les bons croisés F1 sont très appréciés, mais la part du croisement est tombée à 25 % à l’échelle de l’ensemble de la population, contre 47 % en 2005. Cela induit une nette progression de l’offre en génisses d’élevage, dont une bonne partie ne sont pas issues de cheptels constituant la base de sélection. Autant d’animaux de qualité parfois bien ordinaire, pour lesquels les mères auraient gagné à être conduites en croisement terminal, tant pour ne pas transmettre leurs gènes que pour permettre une meilleure valorisation de leurs veaux.

Les photos des principaux lauréats sont en ligne sur le site bovins-viande.reussir.fr
Prix de famille mâle

Gaec Batifol, en Lozère

Dragonne Championne adulte

Gaec de Ladignac, dans le Cantal

Helvétique Champion adulte

Gaec Batifol, en Lozère

Suite du palmarès

Rappel de championnat : Diamant, à la SCEA Montagne d’Aubrac, né au Gaec Chardaire (Aveyron)
(((Champion adulte : Helvétique, 4 ans, au Gaec Batifol (Lozère), né chez son propriétaire))))
(((Championne adulte : Dragonne, 8 ans, au Gaec de Ladignac (Cantal))))
Challenge espoir mâle : Lebrou, au Gaec des Chazettes (Cantal), né au Gaec Batifol (Lozère)
Challenge espoir femelle : Indienne, au Gaec élevage Vidalenc (Cantal)
Challenge espoir jeune femelle : F.Hélène, au Gaec Durand du Roc (Aveyron)
Prix de famille femelle : Gaec de Beauregard (Lozère), avec Esquise 
Prix d’ensemble :

- cheptels de plus de 130 vêlages : Gaec Bos Alric et Fils (Cantal)

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- cheptels de 80 à 130 vêlages : Gaec Cayrel de Ressouches (Lozère)

- cheptels de moins de 80 vêlages : Gaec Batifol (Lozère)

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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