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Bovins Viande : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière viande bovine dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches al

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Un bâtiment bien ventilé à moindre coût

Jean-François Poutrel a construit une stabulation de grande largeur avec une auge centrale permettant de loger mères et veaux d’un côté, génisses et taurillons de l’autre.

Au départ en retraite d’un des associés du Gaec, Jean-François Poutrel, installé à Tinténiac en Ille-et-Vilaine, a décidé d’arrêter l’atelier laitier pour se consacrer au troupeau allaitant, en individuel. Aussi, a-t-il repris ce cheptel en 2016 et mis en service une stabulation neuve en septembre 2017, les infrastructures de l’ancien Gaec étant vétustes et ne pouvant accueillir que 30 mères. Le nouveau bâtiment de 32 mètres de large et 48 mètres de long a été conçu de manière à loger mères et veaux avec deux périodes de vêlages (septembre-octobre et mars-avril) mais aussi les génisses et les taurillons. Aujourd’hui, le troupeau compte 75 mères et leur suite mais l’objectif est de monter à 85-90 mères.

L’emplacement de la structure a été dicté par les contraintes environnantes (routes, habitations). Elle est par contre bien située pour les herbages avec 30 hectares de pâturages disponibles pour les vaches, à proximité. « Mon choix s’est arrêté sur une stabulation avec aire paillée intégrale avec une marche bétonnée de 50 centimètres. Certes, ce type de structure est consommatrice en paille mais cela permet le stockage au champ et permet d’éviter des coûts supplémentaires de fumière. Trouver de la paille dans la région n’est par ailleurs pas un problème. J’en produis 30 hectares et en achète 10. Cette année, je l’ai obtenu à 40 euros la tonne au champ. Si son prix venait à trop augmenter, j’envisagerais alors de partir sur des copeaux de bois en sous-couches », note Jean-François Poutrel. La litière est vidée régulièrement.

 

 

plan du bâtiment Jean-François Poutrel

 

 

Deux faîtages décalés avec écailles en toiture

Par souci d’économie, l’éleveur a opté pour une auge centrale qui permet d’alimenter d’un côté, les mères et leurs veaux et de l’autre, les génisses et taurillons. Le bâtiment est ainsi dissocié d’un côté en deux cases à vaches, de 27 et 36 places, les veaux se trouvant au centre et de l’autre côté en 8 cases de 12 places. La case des veaux peut être divisée jusqu’en trois parties. Pour favoriser l’ambiance, la charpente est découpée en 2 x 15,8 mètres avec deux faîtages décalés et des écailles en toiture. Les longs pans ont été fermés en totalité. Un mur en béton de 2,5 mètres fait le tour. Au-dessus, côté ouest (pluies), un bardage bois ajouré a été disposé alors que côté est, des tôles perforées ont été installées. « Je ne voulais pas de filet enroulable, pour une question de coût en premier lieu mais également pour éviter tous soucis avec la pailleuse. J’ouvre les portails sur rails dès que le temps est sec. Cela suffit. Je n’ai pas rencontré de problèmes d’ambiance ou respiratoires durant le premier hiver. Dans le bâtiment laitier du Gaec, on avait déjà une charpente métallique. C’est moins bas qu’une charpente bois et elle créé moins de poussière, c’est pourquoi j’ai également choisi ce type de charpente pour mon bâtiment », souligne Jean-François Poutrel. Le faîtage se trouve à 7 mètres de haut et le poteau au bas du faîtage, à 5,20 mètres.

La structure est lumineuse. Environ 10 % de translucides sur quatre rampes ont été posés. Le bardage ajouré et les tôles perforées apportent également de la luminosité.

Une auge plate côté vaches, creuse côté génisses et taurillons, pour réduire les coûts

Pour limiter le coût de l’investissement, la partie du bâtiment destinée aux génisses et taurillons est plus basse de 40 centimètres que celle accueillant les mères. « Le terrain étant en relief, on n’a pas autant creusé du côté vaches pour diminuer les frais de terrassement et d’empierrement. D’où un léger décalage entre les deux parties. La table d’alimentation des vaches et des veaux est ainsi plate alors que celle des génisses et taurillons est creuse. Cette dernière oblige un nettoyage manuel du reste pas trop chronophage », explique l’éleveur. La table d’alimentation centrale est par contre un atout pour la surveillance du troupeau.

Jean-François Poutrel a par ailleurs misé sur une contention extérieure lui permettant d’intervenir sur les animaux en toute sécurité.

Côté éco

185 000 € pour le bâtiment dont :
98 000 € de charpente/couverture/bardage/portails
37 000 € de tubulaires dont 25 000 € pour la contention
35 000 € de maçonnerie avec le silo (auto-construction)
10 000 € de terrassement
5 000 € d’abreuvoir/eau
Et 42 000 € de PCAE (35 % sur la base de 120 000 €)
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