S'équiper en engins agricoles électriques : quelles aides propose l’Ademe ?
Par le biais du programme Engins agricoles électriques-Programme CEE E-Trans, l’Ademe propose des aides pour les engins électriques agricoles. Ce dispositif de soutien se clôturera fin juin.
Par le biais du programme Engins agricoles électriques-Programme CEE E-Trans, l’Ademe propose des aides pour les engins électriques agricoles. Ce dispositif de soutien se clôturera fin juin.
En ces temps difficiles où la guerre au Moyen-Orient a de lourdes conséquences sur les prix des carburants, notamment le GNR agricole, le programme Engins agricoles électriques – Programme CEE E-Trans lancé par l’Ademe reprend les modalités de la version 2025 afin de proposer des aides pour acquérir des engins électriques agricoles. Ce dispositif de soutien se clôturera le 30/06/2026.
A revoir : Le tracteur électrique a-t-il un avenir ?
Quel est l'objectif du dispositif de soutien aux engins agricoles électriques de l'Ademe ?
Ce dispositif porte sur l’expérimentation des engins agricoles électriques dans des conditions réelles d’exploitation. Il permettra notamment de mieux connaître les performances, l’usure sur une fraction de la durée de vie ainsi que le coût de possession de solutions innovantes. Le financement couvre non seulement l’acquisition de l’engin agricole et l’infrastructure de recharge, mais également les études de faisabilité et d’opportunité visant à dimensionner au mieux les besoins du porteur de projet ainsi que la production, la communication et la valorisation de connaissances liées au projet.
Quelles sont les phases du projet ?
Les quatre phases identifiées par l’Ademe sont :
- Phase 1 : dimensionnement du besoin ;
- Phase 2 : étude d’opportunité (engin et infrastructure de recharge associée) ;
- Phase 3 : investissement et lancement des travaux ;
- Phase 4 : exploitation, retour d’expériences et valorisation du projet.
A relire : Seederal dévoile son premier prototype de tracteur électrique
Une aide attribuée pour financer un projet mais pas pour remplacer un engin
Les aides seront attribués pour l’achat d’un engin électrique neuf répondant à un projet et pas pour remplacer un engin déjà utilisé dans l’exploitation. L’engin de référence est l’engin neuf qui devra présenter des caractéristiques équivalentes en termes de type, de puissance, de gabarit et de fonctionnalités que l’engin électrique à batterie acquis dans le cadre de ce projet, respectant les normes de l’Union européenne en vigueur, qui aurait été acquis ou loué en l’absence de l’aide.
A revoir : [VIDEO] 2 tracteurs électriques polyvalents
Quels sont les engins agricoles éléctriques éligibles ?
Les engins éligibles sont les engins agricoles automoteurs neufs ou rétrofités 100 % électriques à batterie, conçus pour être utilisés dans le cadre d’activités agricoles. Des engins électriques auto-construits par leur exploitant sont éligibles mais pas les robots agricoles. L’engin devra respecter la réglementation en vigueur. Les engins devront faire l’objet d’une acquisition par fonds propres ou en crédit-bail. Le rétrofit d’engins à motorisation émettrice de CO2 (conforme à la norme en vigueur) en motorisation électrique est éligible sous réserve du respect de la réglementation en vigueur. Hors cas de rétrofit, l’engin ne doit pas avoir fait l’objet précédemment d'une première utilisation.
L’Ademe ajoute que l’engin ne devra pas être cédé par l'acquéreur dans les 36 mois suivant son acquisition ou sa transformation en engin électrique.
Lire aussi : Tracteurs : l’électrique prend le relais des moteurs thermiques
Quels types de bornes de recharge ?
Le financement de l’acquisition et installation d’infrastructures de recharge répond à l’objectif plus global de décarboner les engins agricoles, en facilitant la recharge dans les exploitations agricoles. Deux types d’infrastructure seront finançables : infrastructure de recharge mobile (raccordée au réseau ou avec une batterie intégrée) et infrastructure de recharge fixe au dépôt ou à proximité de l’exploitation. Les projets devront justifier le juste dimensionnement de l’infrastructure de recharge : par rapport aux usages qu’ils prévoient, d’une part, par rapport au nombre total d’engins électriques auxquels ils projettent d’aboutir, d’autre part. Les caractéristiques techniques des infrastructures de recharge devront être précisées.
Quels taux d’aides ?
Selon les phases du projet, des taux de 65 à 80 % sont possibles. L’Ademe précise qu’en raison des règles de non-cumul des programmes délivrant des certificats d’économie d’énergie, un même engin, une même infrastructure de recharge ou une même étude ne peut faire l’objet d’un financement ou d‘un cofinancement par deux programmes CEE différents ou d’un programme CEE et d’une prime CEE. Un budget de 1 M€ est affecté au dispositif.
| Type de dépenses | Intensité maximum d’aide | Entités éligibles |
| Etudes préalables à la décision d’investir | 65% | Entités actives dans la production agricole primaire : PME - collectivités territoriales (GE) |
| Engin/Infrastructure de recharge | 80% | Entités actives dans la production agricole primaire : PME - collectivités territoriales (GE) |
| Etudes de retour d’expérience et diffusion de connaissances | 70% | Toutes entités |
Quels bénéficiaires pour ces aides ?
Les exploitations agricoles et les Cuma peuvent postuler aux aides. D’autres acteurs sont aussi éligibles : les organismes de développement et de conseil agricoles, les établissements d’enseignement ou d’expérimentation agricoles, des instituts techniques… Un consortium d’acteurs peut aussi porter une demande.
Comment postuler ?
Les candidats doivent déposer leur dossier complet par voie électronique sur le portail de l’Ademe. Ils ont jusqu’au 30 juin prochain pour le faire. Les renseignements sur ce dispositif peuvent être obtenus auprès de l’Ademe via la boîte mail dédiée : engins-agricoles-elec@ademe.fr.