Aller au contenu principal

Roanne met à l’honneur génétique et viande Charolaise 

Lors du dernier National Charolais, 410 animaux ont mis en avant toute la diversité morphologique existant au sein de la première race à viande française. Venu de l’Allier, le Gaec Clame-Aubouard a réalisé une superbe prestation.

Dans la Loire, l’agglomération Roannaise, possède avec « le Scarabée » un parc des expositions qui se prête bien à l’organisation de concours de bovins. Preuve en a été apportée le dernier week-end de septembre lors du National Charolais, lequel avait été intégré à la « Fête du Charolais » dans le cadre de laquelle est organisé le concours départemental associé un concours d'apprentis bouchers et de bêtes de boucherie. Ce dernier rassemblait 120 animaux dont une écrasante majorité de femelles permettant ainsi une mise en avant de la Charolaise depuis la paillette jusqu’au steak. Dans cette agglomération d’un peu plus de 100 000 habitants, les visiteurs ont été nombreux à faire le déplacement pour une manifestation qui visait à leur faire connaître et aimer l’agriculture et plus globalement la ruralité. La crise majeure traversée par l’élevage allaitant était sur toutes les lèvres. Dans les départements du centre de la France elle est accentuée par ces deux années consécutives de sècheresse. « Bravo à tous les éleveurs qui ont fait l’effort de préparer des animaux et de participer. » soulignait Stéphane Billoux, inspecteur du herd-book et infatigable animateur de ce concours. Président de l’OS Charolais France, Hugues Pichard a lui aussi salué la qualité des animaux en concours en insistant sur les nombreux filles et fils d’éleveurs venus donner un coup de main. « Il n’y a que dans le monde de l’élevage que l’on voit cela. Cela traduit un vrai côté passionnel qui se transmet de génération en génération. » Dans la mesure où une race à viande se doit de produire des animaux dont les muscles correspondent aux attentes de l’aval, Hugues Pichard, a annoncé le lancement d’un projet collectif sur la tendreté et le persillé. L’objectif est de repérer les souches et lignées d’animaux à même de transmettre ces caractéristiques à leur descendance pour ensuite mieux les mettre en avant.

410 reproducteurs de 26 départements

Côté concours, les 410 reproducteurs appartenant à 145 élevages venus de 26 départements ont permis de mettre avant toute la diversité morphologique qui existe en charolais. Depuis les animaux fins d’os tout en rondeurs et en épaisseurs, tels qu’ils sont plébiscités sur les concours d’animaux de boucherie ou pour faire du croisement, jusqu’aux reproducteurs très élevages et de grand format aux solides ossatures avec en particulier plusieurs taureaux dépassant le cap des 1,70 m au niveau du sacrum.

Dans leur descriptif des lauréats, les juges ont rappelé les fondamentaux du standard de race. Et ont mis en avant de petits « plus » sur les qualités de bassin, de locomotion ou d’aplombs pour justifier leur classement. Certains choix plus tranchés ont fait grincer des dents, tout particulièrement au moment de l’attribution du prix de championnat mâle adulte, quand Emmanuel Turpeau, éleveur dans les Deux-Sèvres a expliqué sa décision de mettre en avant un animal dont le format n’a rien de modeste mais qui pour autant était loin d’être l’équivalent de certains de ses challengers. « Il faut oser revenir au raisonnable ! » justifait Emmanuel Turpeau. Certes les concours ne sont que des vitrines, mais ces vitrines sont là pour mettre en avant ce qui est recherché. Attention à ne pas aller trop loin dans les formats d’autant que les acteurs de l’aval ne cessent de rappeler depuis de nombreuses années qu’il existe bien entendu un marché pour des carcasses très lourdes, mais il loin d’être extensible et tend même à devenir de plus en plus étroit.

Le Gaec Clame & Aubouard au top 

Côté palmarès, le Gaec Clame et Aubouard (Allier) a réalisé une superbe prestation. Efficacement secondés par leurs parents et amis, les deux frères Clame avaient amenés 15 animaux pour l’occasion. Ils obtiennent un premier prix d’ensemble, un prix de famille par la mère, les deux premiers prix de synthèse femelle, le trophée international mâle et plusieurs premiers de sections. A signaler surtout qu’ils ne se sont pas contentés de présenter un seul mais deux prix d’ensemble. Même s’ils se sont fait une spécialité de ces prix de groupe avec 30 prix d'ensemble présentés en 27 années consécutives de participation au National Charolais, la performance mérite d’être soulignée. Chapeau bas !

Principaux résultats du palmarès

Prix de championnat femelle junior réserve : Olympiade à la Scea Bonnichon (Cher) 
Prix de championnat femelle junior : Nébuleuse à l’Earl Dauvillaire (Rhône) 
Prix de championnat mâle junior réserve : Newlook au Gaec Richard et à Laurent Robichon (Vendée) 
Prix de championnat mâle junior : Neptune à la Scea Raymond Jean-Christian (Nièvre) 
Prix de championnat femelle sénior réserve : Camomille au Gaec Clame & Aubouard (Allier)
Grand prix de championnat femelles : Joconde au Gaec Clame-Andriot (Allier) 
Prix de championnat mâle sénior réserve : Matheo à Alain Birot (Deux-Sèvres)
Grand prix de championnat mâle : Marabout à l’Earl Batho Serge (Nièvre) 
Prix de famille par la mère : Gaec Clame et Aubouard (Allier) 
Prix de famille par le père : Elevage François Baudin (Saône et Loire). 
Prix d’ensemble 1° catégorie : François Baudin (Saône et Loire) 
Prix d’ensemble 2° catégorie : Gaec Clame & Aubouard (Allier) Le Gaec avait regroupé les deux prix d’ensemble présenté pour la photo finale.
Prix d’ensemble 3° catégorie : Gaec Micaud (Allier) 
Trophée qualités bouchères : Ourlet au Gaec Vincent père et fille (Saône et Loire) 

Légende
Palmarès du concours national Charolais 2019 à Roanne
© Herd-book Charolais

Les plus lus

<em class="placeholder">contention cage portée pour les veaux naissants en plein air</em>
Astuce d’éleveur : « J’ai fabriqué une cage portée pour les veaux naissant en plein air »

Jérôme Brut, éleveur de Salers dans le Puy-de-Dôme, a fabriqué une cage qui lui permet de boucler et de peser au pré un veau…

<em class="placeholder">éleveurse aubrac Pyrénées-Orientales</em>
Élevage bovins viande : Seule en montagne avec 55 vaches aubrac
Alicia Sangerma s’est installée seule avec une soixantaine de vaches en 2009. Depuis, elle court pour tenir le rythme et rêve de…
<em class="placeholder">Fernando Herrera est le directeur de l’Association des producteurs exportateurs argentins (APEA).</em>
Marché mondial de la viande bovine : La puissance tranquille du Mercosur, fort de débouchés divers

Les pays du Mercosur disposent maintenant de débouchés divers pour leur viande bovine. Que représente le marché européen pour…

Viande bovine : L’accord avec le Mercosur expose à des perturbations de marché

Avec l’accord entre le Mercosur et l’Union Européenne, le risque de trouble du marché européen des aloyaux, élément…

Elevage bovins viande : Les revenus 2025 s'annoncent en belle progression

Grâce à la spectaculaire progression des prix de vente des bovins maigres et finis tout au long de l'année 2025 et à une…

<em class="placeholder">Benjamin Cabirou, naisseur-engraisseur de charolaises à La Ferme du Clocher avec son épouse</em>
Elevage bovins viande : S’organiser pour se libérer du temps, « on se rapproche du reste de la société »

Certains éleveurs ont réorganisé leur travail pour se rapprocher des rythmes du reste de la société. Ils réservent des temps…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande