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Pas moins de 3 mètres carrés par jeune bovin

Optimiser la densité des taurillons en bâtiment et réduire ainsi les charges fixes par animal, c'est possible. Sans répercussion sur le bien-être ni sur les performances. 

La réduction de la place à l’auge et celle de la surface de couchage des jeunes bovins alimentés à volonté n’ont pas impacté les performances des animaux.
© Arvalis-Institut du végétal

L’optimisation de la place disponible représente une possibilité pour diluer les charges fixes de bâtiments. C’est pourquoi Arvalis-Institut du végétal s’est intéressé, sur la ferme expérimentale professionnelle lorraine de Saint-Hilaire-en-Woëvre, dans la Meuse, à l’effet d’une réduction de la largeur d’auge et de la surface de couchage sur les performances et le comportement des animaux, dans le cadre d'une alimentation distribuée à volonté. « Les performances de croissance des taurillons n’ont pas été influencées par la densité d’animaux, lorsque celle-ci est supérieure à 3,2 m2 par animal. Ces résultats confirment les références bibliographiques. Actuellement, il n’existe pas de normes mais des préconisations. On peut ainsi réduire la place par JB. Si on ne descend pas en deçà de 3 m2 par bête, il n’y a pas de modification du bien-être des animaux et donc pas de répercussions sur les performances », note Didier Deleau, de la ferme expérimentale. Les résultats d’abattage n’ont par ailleurs pas mis en évidence de différences entre les lots témoins et expérimentaux (réduction de la surface de couchage à 3,2 m2/JB ou de la largeur d’auge à 28 cm/JB). Les conclusions sont identiques lorsque la largeur d’auge a été diminuée.

Pas davantage de blessures ou d’affrontements

Les expérimentations n’ont pas rapporté plus de problèmes d’affrontements, de blessures ou d’hématomes en limitant la surface par animal. « La réduction de place à l’auge et de couchage a par contre induit un changement du comportement animal. Avec une largeur d’auge réduite, les taurillons y viennent plus fréquemment et restent moins longtemps, tout en ingérant la même quantité. On a observé le même comportement pour l’abreuvement. Cela montre la capacité des animaux à se réguler et à s’adapter à une contrainte en modifiant leur rythme d’activité. On a également constaté que lorsque l’aire de couchage est diminuée, les animaux la valorisent au maximum. En effet, par rapport à des taurillons avec une surface de couchage supérieure (3,44 m2/JB), ceux ayant 3,2 m2 ne se sont pas davantage couchés dans l'aire raclée. Il y en avait même moins. Et le temps couché - près de deux tiers de l’activité des bovins - était équivalent pour les différents lots », souligne l’ingénieur.

Lorsque la densité d’animaux était supérieure, « nous avons dû pailler davantage les cases pour garder des animaux propres, classés A ou B à l’abattoir. Mais si la quantité de paille ramenée à la surface augmente, celle ramenée à l’animal reste identique ».

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