Nappes phréatiques : la situation se dégrade au 1er juillet
La situation des nappes phréatiques se détériore au 1er juillet, selon le dernier bulletin du BRGM publié le 7 juillet. Elle est plus dégradée qu’en juin 2025, à cause du déficit de pluies, de températures élevées et de prélèvements d’eau en augmentation.
La situation des nappes phréatiques se détériore au 1er juillet, selon le dernier bulletin du BRGM publié le 7 juillet. Elle est plus dégradée qu’en juin 2025, à cause du déficit de pluies, de températures élevées et de prélèvements d’eau en augmentation.
Selon le bulletin du BRGM arrêté au 1er juillet, la situation des nappes phréatiques se dégrade avec 54% des points d’observation en-dessous des normales mensuelles. Une situation plus dégradée qu’en juin 2025, où 42 % des points d’observations étaient en-dessous des normales. Comme le mois précédent, la vidange se poursuit, indique le BRGM. 93% des niveaux de nappes phréatiques sont en baisse, en lien avec un déficit de pluie « efficace » au mois de juin, des températures élevées et une augmentation des prélèvements d’eau. La situation de 2026 est toutefois « nettement moins préoccupante qu’en 2022 », souligne le BRGM, année marquée une très mauvaise recharge des nappes et un printemps sec. Seul le Massif central présente une situation plus dégradée qu’en juin 2022.
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Une situation des nappes contrastée sur le territoire
Le BRGM note une situation contrastée sur le territoire. Le niveau des nappes est bas pour le socle limousin et une partie du Grand-Est. Il reste encore haut pour les formations de la Vistrenque de l’Astien à Agde, pour les nappes alluviales de la plaine du Roussillon, du Rhône inférieur et de la Garonne amont, ainsi que pour les nappes calcaires de Touraine, de Beauce et de l’Armagnac. Pour les nappes inertielles, les nappes phréatiques du nord du Bassin parisien, de la craie de l’Artois et du Dauphiné ont des niveaux « modérément bas pour la saison », indique le bulletin. « Des disparités locales significatives peuvent être observées au sein de ces systèmes aquifères », précise le BRGM.
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Des prévisions « incertaines » pour le niveau des nappes phréatiques
Pour les nappes réactives, le BRGM note des niveaux à la baisse, un constat « habituel pour la période ». Les pluies tombées lors des épisodes orageux s’infiltrent peu dans les sols, souligne le bureau, et les hautes températures ont accentué le besoin en eau des plantes. « Les prélèvements pour l’irrigation et le tourisme ont pu localement accélérer la baisse des niveaux », souligne le bulletin.
Concernant les prévisions, Météo-France indique une probabilité accrue de températures supérieures aux normales sur tout le territoire pour la période juillet-septembre. « Les besoins de la végétation, corrélée aux températures plus élevées et à l’augmentation des prélèvements, accentueront la vidange sur la quasi-totalité des nappes », soutient le BRGM. Les projections des nappes inertielles pour l’été 2026 sont incertaines, et des incertitudes existent pour les nappes réactives proches ou en-dessous des normales. Certaines nappes à réactivité élevée, comme celles du socle limousin, sont sensibles à la sécheresse et pourraient aboutir à une situation « préoccupante » si elle persiste.
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