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Moins d’apport sur les concours d’animaux de boucherie

La quinzaine de concours de bêtes de boucherie traditionnellement organisés début avri ont constaté un recul des apports. 

Le concours 100% Charolais de Varennes (Allier) fait partie des concours les plus renommés avec également une belle antériorité avec la 160 ° édition cette année.
© M.Renaud

Des prix un peu moins élevés dans les têtes de section, mais surtout des apports en recul d’environ 8%, chiffre variable d’un concours à l’autre. Tel pourrait être un bilan succin de la quinzaine de concours de bêtes de boucherie traditionnellement organisés début avril, quelques jours ou quelques semaines en amont des fêtes pascales. « À quelques unités près, il y avait cette année 3 400 animaux en concours contre 3 700 l’an dernier. Soit un recul global des apports d’environ 8% », explique Jean-Yves Renard, Président de la Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie de haute qualité. Certains de ces concours ont été plus affectés que d’autres par ce recul. Il y avait par exemple 160 têtes à Saint-Yrieix (Haute-Vienne) contre 190 l’an dernier, 191 contre 217 à Lezay (Deux-Sèvres) et 215 à Montluçon (Allier) contre 280 l’an dernier. Le fait que Pâques tombe cette année le premier week-end d’avril n’est pas jugé pénalisant dans la mesure où les engraisseurs savent s’organiser en amont pour avoir des animaux parfaitement finis le jour du concours. Ce serait davantage la règlementation sanitaire vis-à-vis de l’IBR qui a contraint une partie des habituels participants à ces manifestations à laisser les bêtes dans les étables.

Côté tarifs, il y a eu moins de « coups de folie » que les années précédentes et notamment moins d’animaux franchissant le cap symbolique des 10 € du kilo carcasse. Pourtant dans la plupart de ces concours, les animaux détenteurs des plaques les plus convoitées sont désormais très souvent mis en vente aux enchères. L’émulation du moment favorisant une bonne dynamique côté tarifs. Jean-Yves Renard fait malgré tout état de 18,2 € du kilo carcasse pour une bonne génisse à Baraqueville (Aveyron), 13,8 € pour une Limousine à Rethel (Ardennes) et 10,2 € pour une Aubrac à Laguiole (Aveyron).

En dehors de ces trop rares têtes de lot, le gros du bataillon des animaux présentés s’est écoulé à des tarifs plus classiquement en phase avec ce qui est habituellement pratiqué dans les cours de ferme pour ce type d’animaux : de 5 à 7 euros selon les catégories et les classements. « Suivant les concours, 80 à 100% des animaux présentés ont été vendus. » Les catégories les moins appréciées sont sans grande surprise celles des bœufs un peu lourds et parfois trop grossiers, manquant souvent un peu de finition, mais également certaines vaches parfois jugées trop « ordinaires » pour être présentées dans ce type de manifestation.

Vulgariser la viande et l'élevage

Différentes animations visant à vulgariser la viande et l’élevage auprès du grand public avaient été organisées sur certains de ces évènements. À signaler également d’autres manifestations plus professionnelles visant à mettre en avant les métiers de la viande et de la découpe. Sur le concours de Feurs (Loire) avait, par exemple, été organisé un concours pour les meilleurs apprentis boucherS.

F. A.

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