Aller au contenu principal

Maïs fourrage : comment choisir ses variétés pour les semis 2021 ?

Précocité adaptée au contexte pédoclimatique, régularité des performances et valeur énergétique sont les critères de choix des variétés des maïs fourrage. Pour gérer les risques, Arvalis conseille de se constituer un « bouquet variétal » avec des valeurs sûres et 20 à 25 % de nouveautés performantes.

semis maïs fourrage
© DR

L’adaptation de la précocité des variétés au contexte pédoclimatique, liée aussi à la date de semis et à la productivité, est le premier critère de choix des variétés de maïs fourrage. "Nous mettons également un accent fort sur la régularité des performances des différentes variétés de maïs fourrage » a expliqué Michel Moquet d’Arvalis lors d’un webinaire le 10 décembre 2020 « que ce soit la régularité entre sites ou d’une année à l’autre. Ce paramètre étant de plus en plus important avec les aléas climatiques. »

L’autre critère de choix porte sur les aspects qualitatifs sur le plan agronomique qui la sécurisent : vigueur au départ, verse, maladies notamment helminthosporiose. « Enfin, il y a des écarts significatifs entre variétés sur la valeur alimentaire énergétique. » 

Des variétés demi-tardives dans le réseau d'essais post-inscription d'Arvalis

Pour choisir ses variétés, Arvalis conseille de s’appuyer sur des résultats d’essais fiables, de tenir compte de tous les critères de choix et de ne pas s’arrêter à l’un d’entre eux, et enfin de gérer les risques en retenant plusieurs variétés parmi les valeurs sûres (évaluées en situations variées depuis deux ou trois ans) et intégrant des nouveautés performantes sur 20 à 25 % de la surface.

Arvalis et la section maïs de l’UFS ont expérimenté pour la première fois en 2020 des variétés de maïs fourrage demi-tardives (2), regroupées dans la série S4, dans le cadre du réseau de post-inscription. Pour cette première année d’expérimentation, seules sont présentées dans les tableaux les variétés pour lesquelles les établissements de semences ont donné leur accord.

Les résultats des essais post-inscription d’Arvalis sont déjà disponibles, par région et par groupe de précocité, ainsi que par niveau de potentiel des essais pour les listes qui le justifient. Des listes de variétés recommandées par Arvalis pour les semis 2021 seront disponibles au cours du mois de janvier.

Forte pression des corvidés et progression de la sésamie

Michel Moquet d’Arvalis est aussi revenu à l'occasion de ce webinaire sur la campagne 2020. Les semis se sont étalés de mi-avril à mi-mai, les conditions de démarrage ont été bonnes sauf dans le Nord Est. « L’année a été marquée par une forte pression des corvidés un peu partout, ce qui en fait le premier ravageur, et moins de dégâts de la pyrale. Par contre, la sésamie progresse depuis quelques années. » Les floraisons – du 10 juillet à début août - ont été à peine plus précoces que la normale avec de bonnes biomasses, à l’exception des zones sans pluie en juin (le Nord Est).

Ensuite en post-floraison, une grande partie du pays était sous déficit hydrique assez important, ce qui a eu un impact évident sur le nombre de grains et leur remplissage. La grande zone du Nord Ouest était dans une situation plus favorable. « La période chaude de septembre a causé une avance rapide de la teneur en MS, de 1 point par jour voir plus sur certains secteurs. » A noter aussi des coups de vent successifs qui ont causé de la verse début octobre en Normandie et en Bretagne. 

Au final les maïs fourrage 2020 ont donné des rendements corrects au vu de la situation climatique, et plutôt meilleurs qu’attendus, avec 11.9 tMS/ha en moyenne sur le pays contre 12.4 tMS/ha de moyenne quinquennale. La grande zone Nord Est est davantage affectée. Et forcément, les rendements sont très variables d’une zone à l’autre et d’une exploitation à l’autre. En ce qui concerne la qualité des maïs fourrages 2020, la teneur en amidon est elle aussi très variable, de plus de 30 % sur la grande bordure maritime Nord Ouest à moins de 25 % sur la partie Centre et Centre Est du pays. 

Lire aussi : Le maïs est la cible privilégiée des corvidés

Dégâts sur maïs : les corbeaux ont été dupés par le blé

Ne baissez pas la garde contre la pyrale du maïs

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

tas de fumier compact maturé stocké au champ
Le fumier stocké au champ ne présente pas de risque de pollution nitrique
D'après un essai à la ferme expérimentale de Derval, le stockage du fumier compact ou très compact en andain au champ, après deux…
 L’outil mesure 6 m de long. Il se positionne sur le télescopique soit dans l’alignement de la flèche ou perpendiculairement à cette dernière. Ces deux positionnements correspondent aux deux usages pour lequel cet outil a été conçu et est utilisé : à savoir faciliter la mise en place des bâches en plastique une fois le silo tassé ou soulever les barrières en tubulaires dans la stabulation en intervenant à distance depuis le couloir situé devant les ... © F. d'Alteroche
Tirer les bâches d’ensilage sans efforts
À Thoisy-le-Désert en Côte-d’Or, Ludovic Roy place et retire sans difficultés les bâches en plastique des silos avec une rallonge…
Cette année, la campagne de vêlages se passe vraiment bien avec 85 % de vêlages sans aide, et les retours en chaleurs sont nettement plus rapides qu’auparavant. Pour certaines, c’est quinze jours après le vêlage. © S. Bourgeois
Une approche globale pour une reproduction au top
Des vaches bien préparées au vêlage retournent vite en chaleurs. C’est l’expérience qu’a faite Jean-Michel Michelot, éleveur dans…
Vignette
Plan de relance : des aides pour la biosécurité et le bien-être animal
Le volet agricole du plan de relance comprend une mesure « pacte biosécurité et bien-être animal ». Le dispositif sera piloté par…
Le plan protéines n’oublie pas l’herbe

La stratégie nationale protéines végétales, dévoilée le 1er décembre vise à réduire la…

"Un veau qui ne se lève pas se remarque rapidement ce qui permet de le prendre en charge sans délai », soulignent les éleveurs interrogés sur leur conduite de limitation des tétées. © C. Delisle
Y a-t-il un intérêt à limiter l’accès des veaux à leurs mères ?
Dans le cadre du projet Optirepro, l’Institut de l’élevage et la chambre d’agriculture des Pays de la Loire se sont penchés sur…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande