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Concours de boucherie de printemps : légère augmentation des apports

Quelque 5 000 bovins de haute qualité bouchère ont été proposés cette année dans les concours d'animaux de boucherie d'avant Pâques. Un chiffre plus proche de 3 500 têtes, si on prend en compte les seuls concours regroupés au sein de la Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie de haute qualité (FNCAB).

Autun, Baraqueville, Bressuire, Feurs, Laguiole, Saint Yrieix, Rethel, Varennes/Allier…. et toutes les autres. Les noms des différentes villes qui accueillent chaque année quelques jours avant Pâques les meilleurs bovins de boucherie du pays sonnent comme de hauts lieux de la gastronomie, du bien-manger et de la convivialité. Quelque 5 000 bovins de haute qualité bouchère ont été proposés dans ces rendez-vous cette année. Un chiffre plus proche de 3 500 têtes si on prend en compte les seuls concours regroupés au sein de la Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie de haute qualité (FNCAB).

Côté apports, les statistiques seraient en très légère progression d’une année sur l’autre. Mais les évolutions sont contrastées selon ces concours. Il y avait par exemple quelque 200 têtes à Saint-Yrieix en Haute-Vienne contre 160 l’an passé. Les effectifs étaient en revanche pratiquement identiques à Autun en Saône-et-Loire, avec comme l’an dernier quelque 245 animaux. Du côté de Rethel, dans les Ardennes, c’est la mise en place cette année d’un nouveau concours au Cateau-Cambrésis, dans le Nord qui a contribué à réduire nettement le nombre d’animaux présentés.

Côté effectifs toujours, c’est Baraqueville dans l’Aveyron qui arrive en tête avec 438 bovins en lice, soit une légère progression par rapport à l’an dernier. La particularité de ce concours est aussi de mettre en avant toute la diversité des races présentes sur ce territoire, ce qui est un atout pour attirer apporteurs mais également acheteurs. « Il y en a pour tous les goûts ! Cette diversité de races et de type d’animaux est un plus pour attirer davantage d’acheteurs. Cela gagnerait à être pris en compte par certains organisateurs qui ne veulent pas déroger au principe d’une seule race par concours. À tort probablement, estime Jean-Yves Renard, président de la FNCAB. Et d’ajouter que Pâques arrivant tard cette année, les animaux étaient globalement très bien finis. "

Avoir un maximum d’acheteurs

Côté commerce, le pourcentage d’animaux vendus a été, comme à l’accoutumée, variable selon les concours. Les ventes ont été un peu plus longues cette année. Tous les petits acheteurs et en particulier certains bouchers achetant leurs animaux sur pied n’étaient pas forcément au rendez-vous. Entre la mauvaise médiatisation de la viande et les blocages de centres-villes par les « gilets jaunes » certains commerçants accusent de sévères baisses de chiffre d’affaires. Or, la réussite commerciale d’un concours reste conditionnée par le nombre d’acheteurs potentiels qui le fréquentent. Quand l’essentiel des achats relève de seulement trois ou quatre gros abatteurs ou opérateurs qui raflent l’essentiel des animaux, cela ne va pas dans le sens d’une bonne tenue des tarifs.

Cela interroge aussi forcément sur l’importance des débouchés pour ces bêtes de forme à la fois très lourdes et très conformées. Des débouchés certes rémunérateurs, à condition qu’ils ne soient pas non plus trop largement approvisionnés dans la mesure où ils ne sont pas extensibles. Qui plus est, la plupart de ces concours ont lieu dans un court intervalle de temps, le niveau de l’offre doit donc être à quelque chose près en phase avec la demande de façon à ne pas se traduire par de trop fortes déceptions pour les éleveurs qui amènent ces animaux.

Certains concours organisent des ventes aux enchères pour les meilleures bêtes. Cela a permis quelques rares prix records oscillant entre 10 et 20 € du kilo carcasse. Le nombre d’animaux concernés par ces tarifs déconnectés du prix réel de la viande en rayon est resté très limité. « Il y a eu moins d’animaux qui ont bénéficié de prix à deux chiffres cette année ! », reconnaît Jean-Yves Renard. Ce dernier de mettre en avant la belle réussite des deux concours aveyronnais (Laguiole et Baraqueville) où toutes les bêtes ont été vendues sans trop de difficultés. Jean-Yves Renard l’attribue à la qualité mais aussi à la diversité du bétail présenté. Il l’analyse aussi par l’excellente préparation et organisation bien en amont. La proximité de Toulouse et des villes du pourtour méditerranéen est un atout pour chercher à attirer le plus possible de chevillards, bouchers et responsables de rayons viande des GMS adeptes de ce type d’animaux.

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