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« La luzerne est bénéfique pour mes Limousines et pour ma rotation »

La luzerne est devenue incontournable chez Alban Grandidier. Elle a conforté l’autonomie protéique de l’exploitation et apporté sa contribution à la diversification de l’assolement.

« Sur mon exploitation, l’année 2012 a été un tournant. L’hiver avait été très froid avec deux journées consécutives à - 22 °C », explique Alban Grandidier, polyculteur-éleveur à Lesse en Moselle, à une soixantaine de kilomètres au Nord-Est de Nancy. La quasi-totalité des cultures d’automne avaient gelé avec obligation de les ressemer au printemps. « J’avais déjà dans l’idée de diversifier l’assolement et d’allonger la rotation. Mon souhait était d’améliorer la gestion des adventices avec l’ambition de réduire le poste herbicide. J’avais pris conscience des limites d’un assolement trop simplifié avec aussi la volonté de gagner en autonomie alimentaire. Depuis 2012 nous n’avons plus d’années climatiques véritablement favorables. Il y a toujours quelque chose qui coince. 2016 puis 2018 et 2019 en sont de bons exemples. La météo a une importance croissante. C’est une remise en question permanente.

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