La FNB appelle à une mobilisation nationale devant les sites du groupe Bigard
La Fédération nationale bovine conteste la baisse des prix des vaches allaitantes, jeunes bovins et broutards. Elle appelle les éleveurs de bovins viande à se mobiliser devant les sites du groupe Bigard.
La Fédération nationale bovine conteste la baisse des prix des vaches allaitantes, jeunes bovins et broutards. Elle appelle les éleveurs de bovins viande à se mobiliser devant les sites du groupe Bigard.
« Depuis le printemps, il y a eu des baisses de prix sur les vaches, les jeunes bovins, puis les broutards. Elles sont complètement injustifiées », estime Patrick Benezit, président de la Fédération nationale Bovine (FNB), dans une vidéo publiée sur Facebook le 24 juillet.
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La FNB demande à tous les opérateurs de la filière « de stopper les baisses de prix » et de « reprendre les hausses ».
Elle annonce une mobilisation nationale devant les sites du groupe Bigard, avec les réseaux FNSEA et JA.
« Si la cible est le leader français de la viande bovine, le message s’adresse à tout le monde, indique Patrick Benezit. On ne peut pas, au Salon de l’Agriculture, tous les maillons de la filière confondus, expliquer à la ministre de l’Agriculture qu’on est tous d’accord pour un plan de souveraineté qui viserait à arrêter la décapitalisation voir à engraisser un peu plus en France, et quelques mois après faire subir aux éleveurs des baisses de prix ».
Selon la FFCB, le marché explique le repli des prix des bovins vifs. La Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB) met en avant le recul des exportations et estime que l’ajustement des cours des bovins vifs était inévitable pour restaurer la compétitivité française sur les marchés européens.
Pour expliquer la dégradation des cours des bovins vifs, la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB) met en avant la moindre consommation ainsi que la baisse des exportations entre le début de l’année 2026 et la semaine 28 (du 6 au 12 juillet 2026), « en retrait de 10,1 % vers l’Italie et 9,6 % vers l’Espagne par rapport à 2025 », indique-t-elle dans un communiqué en date du 22 juillet, notant aussi une amorce de reprise depuis la semaine 25 (15 au 21 juin).
« L'amorce de reprise n'est pas le fruit du hasard. Les débouchés ne se décrètent pas. Ils se construisent chaque jour dans un environnement européen et mondial très concurrentiel. Lorsque les prix français s’écartent durablement de ceux de nos concurrents, les acheteurs recherchent naturellement d’autres origines d’approvisionnement. Les conséquences sont immédiates : les volumes se contractent et les cours s’ajustent », estime la FFCB dans un communiqué.
« Opposer les différents maillons de la filière ne permettra pas de résoudre une crise que chacun traverse dans un contexte sanitaire, climatique et économique particulièrement difficile », indique encore la FFCB.
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