Identification des bovins : Des boucles électroniques ultra haute fréquence pour surveiller la fréquentation des abreuvoirs au pré
L’Institut de l’élevage teste un cas d’usage des boucles électroniques ultra haute fréquence en élevage bovin allaitant : surveiller la fréquentation des abreuvoirs au pré. Cette technologie permet de lire instantanément les boucles sur tout un lot de bovins.
L’Institut de l’élevage teste un cas d’usage des boucles électroniques ultra haute fréquence en élevage bovin allaitant : surveiller la fréquentation des abreuvoirs au pré. Cette technologie permet de lire instantanément les boucles sur tout un lot de bovins.
Les boucles d’identification électroniques « classiques » (à basse fréquence) se lisent une à une, à une distance assez courte. Le bâton de lecture ne doit pas être à plus de 30 cm de l’oreille des bovins si on se sert d’un bâton de lecture, ou bien les bovins ne doivent pas passer à plus de 80 cm d’un boîtier de lecture fixe dans une installation de contention. « La technologie ultra haute fréquence offre d’autres cas d’usage en élevage bovin allaitant, car elle lit simultanément l’ensemble des boucles qui se trouvent à une distance de 4, 5 voire 6 mètres du boîtier de lecture, présente Sébastien Duroy de l’Institut de l’élevage. Et elle fonctionne notamment quand les animaux circulent rapidement, par exemple à la descente d’une bétaillère ou à la sortie d’un couloir de contention. » L’Institut de l’élevage a identifié un cas d’usage quotidien sur une longue période de l’année pour les éleveurs de bovins viande : compter les bovins dans les pâtures. Une des façons de le faire est de relever leurs numéros de boucles quand ils viennent s’attrouper autour des abreuvoirs.
Une lecture des boucles en mouvement et simultanée
Les boucles électroniques ultra haute fréquence sont ainsi testées sur cet usage par l’Institut de l’élevage et ses partenaires en fermes expérimentales depuis deux ans au Cirbeef, à Mauron dans le Morbihan, à Ferm’inov, à Jalogny en Saône-et-Loire et à la station d’évaluation limousine de Moussours, à Uzerche en Corrèze. Résultats fin 2026.
La technologie électronique ultra haute fréquence est très largement employée dans d’autres secteurs économiques : logistique, péage d’autoroute, commerce de détail par exemple chez Decathlon… Pour l’identification des bovins, les boucles de ce type existent depuis 2016. « Les boucles électroniques ultra haute fréquences ne sont pas utilisables en élevage en France pour l’instant, mais on a toutes les raisons de croire qu’un jour elles le seront », estime Sébastien Duroy. Une première version de la norme a été définie en 2023 et elle est en cours de révision.
Un essai sur vaches armoricaines dans les landes
Au Cirbeef dans le Morbihan, un lot de 14 vaches de race armoricaine suitées et quelques bœufs croisés ont été équipés de boucles électroniques ultra haute fréquence. Les bovins valorisent 24 hectares de landes en terrain vallonné de février à novembre. « On collecte le numéro de l’animal et l’heure de ses différents passages autour de l’abreuvoir. Une interface simple sur Smartphone et ordinateur permet d’organiser ces données. On peut paramétrer des alertes si un animal ne se présente pas dans tel laps de temps », explique Sébastien Duroy. Cela ne dispense pas d’aller voir fréquemment les vaches, mais apporte de la souplesse dans l’organisation. Un détecteur de mouvement déclenche le lecteur de boucles. Un petit panneau solaire et une batterie assurent l’autonomie du système. Les données sont récupérées en Bluetooth ou bien dans le cloud. Le matériel peut se déplacer assez facilement.