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Bovins viande : élargir la sélection génomique à de nouveaux caractères

Précocité, réduction des émissions de méthane entérique, résistance à la paratuberculose, vitalité des petits veaux… la recherche planche sur des caractères de sélection qui ne sont pas abordables en sélection classique.

La génomique pourrait à l’avenir donner accès aux races allaitantes à des critères de sélection génétique qu’on rassemble sous le terme de fonctionnalité des animaux : la santé, l’efficience alimentaire, la durabilité…et qui ne sont pas accessibles en sélection polygénique. Le programme de recherche le plus avancé dans ce domaine est Precobeef, portant sur la précocité de développement des bovins à travers une approche génétique. En races charolaise, limousine, blonde d’Aquitaine, parthenaise et aubrac, il a montré qu’une évaluation génétique de la vitesse de développement est envisageable. Le travail se poursuit actuellement dans une seconde phase avec un volet sur l’étude du génotypage des différents types de gras en vif et en carcasse, et un volet sur le vêlage précoce.

Un autre projet porte sur la génétique de la résistance à la paratuberculose. Des évaluations génomiques sont déjà en lancées en races prim’Holstein et normande, et les chercheurs étudient s’il est possible de le proposer aussi en races limousine, blonde d’Aquitaine, parthenaise, rouge des prés, aubrac, bazadaise, salers et gasconne des Pyrénées. Réponse en 2025.

Recherche sur la fonctionnalité des bovins

Méthane 2030 est un programme qui démarre pour les races charolaise, limousine et blonde d’Aquitaine. Il vise à concevoir et déployer un index de synthèse sur la réduction des émissions de méthane entérique (il porte aussi sur les solutions techniques de réduction des émissions).

Sévital aura pour objectif de développer des outils pour réduire la mortalité des veaux allaitants et laitiers. Le programme devra définir des caractères, choisir les évaluations, et délimiter leurs valorisations.

Le projet Genobomale continue de chercher des financements. «Son objectif est de génotyper des mâles de monte naturelle pour fiabiliser l’ascendance paternelle de tous les mâles inscrits et d’identifier des caractères à portée économique, ce qui permettrait à la monte naturelle d’entrer dans l’ère de la génomique», d’après le rapport d’activité 2024 de Races de France.

Enfin, un index sur l’aptitude des chiens à la conduite de troupeaux pourrait faire l’objet de recherches suite au projet d’évaluation de leurs aptitudes canidea.

Après l'ère des puces ADN se profile celle du séquençage 

Labogena, filiale à 100 % de la coopérative Innoval, va bientôt fêter ses 70 ans. Quand l’Inra l’a créé en 1956, c’était pour développer une aide à la sélection génétique de plusieurs espèces animales qui reposait à l’époque sur des tests des groupes sanguins. L’époque des PCR a suivi, avant de basculer en 2008 pour le génotypage des bovins sur la technologie des puces ADN.

Les puces ADN sont une technologie très robuste, mais qui atteint aujourd’hui ses limites quant aux volumes et délais qu’elle autorise pour traiter les échantillons. De quelques milliers, il y a quinze ans, ceux-ci arrivent en effet à Labogena désormais au nombre de plusieurs centaines de milliers par an rien que pour les bovins.

« Nous investissons en recherche et développement sur la technologie du séquençage », présente Julien Pradelles, directeur de Labogena. Elle consiste à lire tout le génome et cibler les parties qui intéressent chaque organisme de sélection. « Le séquençage peut s’industrialiser. Labogena est en train de parfaire et adapter cette technologie avec l'objectif aussi d'optimiser les coûts. Une entrée en application pourrait intervenir à l’horizon 2030. »

Labogena, installé à Palaiseau dans l'Essonne, propose ses services à toutes les filières d’élevage (porc, poules pondeuses, chiens...) et végétales (maïs, tournesol, ray-grass…).

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