Aller au contenu principal

Des Rouges des Prés bien sous tous rapports

À Chemillé en Anjou, dans le Maine-et-Loire, le National Rouge des Prés a rassemblé 120 animaux triés sur le volet, combinant qualités bouchères et qualités d’élevage.

Champion mâle adulte : Indigo, Gaec de la Chauffetière (Maine-et-Loire)Ce taureau dispose de beaucoup de longueurs, de développement et d’un large bassin. « C’est un animal plus accompli que les autres », observent les juges.
© C. Delisle

« Départager les animaux a été difficile. Nous avions énormément de bêtes de qualité en compétition. Les éleveurs ont fourni un gros travail dans une conjoncture difficile. Nous avons placé sur la plus haute marche du podium les animaux alliant qualités bouchères, finalité de l’élevage allaitant et qualités d’élevage (aptitudes fonctionnelles, facilité de vêlage…) car aujourd’hui, les exploitations sont de plus en plus grandes et les éleveurs, par conséquent, disposent de moins de temps », ont commenté les juges, Pierre Albert (éleveur en Moselle) et Henri-Noël Jeanneteau (éleveur dans le Maine-et-Loire) lors du concours national Rouge des Prés de Chemillé en Anjou, dans le cadre du Festi’Elevage.

Cent vingt animaux, provenant de vingt-cinq élevages, ont pris part à ce concours. Huit départements étaient représentés (Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Eure, Seine-Maritime, Loire-Atlantique, Loir-et-Cher, Moselle). « Le concours s’est bien déroulé. Nous avons moins d’animaux que par le passé (350 bêtes) mais cela permet de rendre la compétition fluide et de haute qualité. Nous sommes dans la tourmente du marché viande. On commence à entamer une réflexion de fond sur l’appellation d’origine contrôlée Maine-Anjou. Du côté de la génétique, on attend beaucoup de notre programme Quafima (Qualité filière Maine-Anjou), programme de recherche dont l’objectif est de sélectionner la qualité de la viande à partir de tests génomiques, grâce aux données de tendreté, de persillé et de flaveur en abattoir. On espère avoir les premiers retours sur la tendreté pour notre prochaine assemblée générale. C'est une innovation de rupture dans le monde de la viande bovine, dans laquelle la Rouge des Prés est la première à se lancer. On vise à reconstruire des filières, travail très important pour l'avenir de la race », note Albéric Valais, directeur du Domaine Rouge des prés.

Ce concours a d’autre part été l’occasion de présenter un nouveau challenge avec d’un côté, des animaux non porteurs du gène culard bien conformés, fruits d’une sélection conduite par les éleveurs depuis une vingtaine d’années et de l’autre, des animaux porteurs du gène culard. Aujourd’hui, les animaux non porteurs représentent 65 à 70 % des utilisations.

Retrouvez l’ensemble des photos et du palmarès sur notre site bovins-viande.reussir.fr

Au palmarès

Championne adulte : Fleurette, à Hervé Ménard (Maine-et-Loire)
Rappel championne adulte : Epatente, à David Cadet (Mayenne)
Championne jeune vache : Iarélie, à David Cadet (Mayenne)
Championne jeune femelle : Lisette, à Hervé Ménard (Maine-et-Loire)
Championne femelle de l’année : Margotte, au Gaec de l’Horizon (Loire-Atlantique)
Jeune femelle issue d'IA : Lory, à l'EARL Gervais Anthony (Maine-et-Loire)
Vache adulte issue d’IA : Castille, à la SCEA des Fermes (Sarthe)
Champion jeune mâle : Mignon, à David Cadet (Mayenne)
Champion veau d’automne : Magneto, au Gaec de la Chauffetière
Champion veau de l’année : Natanael, à l'EARL Gervais Anthony (Maine-et-Loire)
Challenge mâle non porteur du gène culard : Lisin, au Gaec Chauve (Maine-et-Loire)
Challenge veau culard : Majestueux, à Hervé Ménard (Maine-et-Loire)
Taureau de station : Jakadi, au Gaec Riotteau (Maine-et-Loire)
Le préféré : Minus, à Aurélien Rulier (Maine-et-Loire)
La préférée : Epatente, à David Cadet (Mayenne)
Prix d'élevage et prix de famille par le père : Gaec de la Chauffetière (Maine-et-Loire)
Prix d'élevage jeune et prix de bande : Hervé Ménard (Maine-et-Loire)
Prix d'ensemble : EARL Gervais Anthony (Maine-et-Loire)
Meilleur éleveur : Papin David (Maine-et-Loire)
Indigo
Champion mâle adulte

Gaec de la Chauffetière (Maine-et-Loire)

Les plus lus

<em class="placeholder">contention cage portée pour les veaux naissants en plein air</em>
Astuce d’éleveur : « J’ai fabriqué une cage portée pour les veaux naissant en plein air »

Jérôme Brut, éleveur de Salers dans le Puy-de-Dôme, a fabriqué une cage qui lui permet de boucler et de peser au pré un veau…

<em class="placeholder">Fernando Herrera est le directeur de l’Association des producteurs exportateurs argentins (APEA).</em>
Marché mondial de la viande bovine : La puissance tranquille du Mercosur, fort de débouchés divers

Les pays du Mercosur disposent maintenant de débouchés divers pour leur viande bovine. Que représente le marché européen pour…

Viande bovine : L’accord avec le Mercosur expose à des perturbations de marché

Avec l’accord entre le Mercosur et l’Union Européenne, le risque de trouble du marché européen des aloyaux, élément…

Elevage bovins viande : Les revenus 2025 s'annoncent en belle progression

Grâce à la spectaculaire progression des prix de vente des bovins maigres et finis tout au long de l'année 2025 et à une…

<em class="placeholder">vaches charolaises parcs à veaux bâtiment</em>
Élevage allaitant : Faire naître plus de veaux, c’est possible
La productivité numérique, clé de la rentabilité en élevage allaitant, a tendance à se dégrader ces dernières années pour…
<em class="placeholder">vache salers rameau laitier au pâturage Facebook Pour la défense de la salers traite</em>
La race Salers génotype ses souches laitières

L’organisme de sélection Groupe salers évolution a lancé un travail global sur la génétique laitière, qui vise à enrichir…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande