Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : la vaccination dans la zone vaccinale I du Sud-Ouest prolongée jusqu’en septembre
Le ministère de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué ce 10 juillet, le prolongement jusqu’au 30 septembre de la vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) dans la « zone vaccinale I » du Sud-Ouest. L’objectif est d’assurer une couverture vaccinale élevée pendant cette période d’activité vectorielle.
Le ministère de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué ce 10 juillet, le prolongement jusqu’au 30 septembre de la vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) dans la « zone vaccinale I » du Sud-Ouest. L’objectif est d’assurer une couverture vaccinale élevée pendant cette période d’activité vectorielle.
Après une consultation des membres du « Parlement du sanitaire » (Cnopsav) début juillet, le ministère de l’Agriculture a décidé de prolonger jusqu’au 30 septembre 2026 la vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) dans la « zone vaccinale I » du Sud-Ouest. « Le contexte sanitaire actuel en Europe et en France exige de maintenir une importante vigilance », soutient le ministère dans un communiqué ce 10 juillet, évoquant les cas de DNC confirmés en Espagne en février puis en Sardaigne en avril. « L’éradication du virus de la DNC en France n’est pas acquise et la saison vectorielle 2026 qui a débuté au printemps […] constitue une étape cruciale au cours de laquelle le risque de résurgence est particulièrement élevé », justifie la Rue de Varenne. Une campagne de vaccination préventive avait été lancée fin 2025 dans cette zone du Sud-Ouest. L’objectif était de créer une « zone tampon » de bovins immunisés entre les territoires qui ont été touchés par la maladie (la « zone vaccinale II ») et le reste du territoire, rappelle le ministère.
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Un potentiel statut indemne de la « zone vaccinale I » prévu pour juin 2027
À la fin de la vaccination dans cette « zone vaccinale I », et donc à partir du 1er octobre 2026, débutera une période de surveillance de 8 mois au bout de laquelle ce territoire pourra être déclaré comme indemne (soit au 1er juin 2027). Pour les « zones vaccinale II », les anciennes zones réglementées où des cas avaient été détectés, la vaccination est prévue jusqu’au 31 décembre 2026. Cette date limite est aussi étendue aux Pyrénées-Atlantiques malgré son statut de « zone vaccinale I ». L’objectif est de « garantir une vaccination homogène jusqu'au 31 décembre 2026 tout au long de la frontière avec l'Espagne, en concertation avec les autorités sanitaires espagnoles », justifie le ministère de l’Agriculture. Après cette date, la vaccination sera interdite sur l’ensemble du territoire, est-il précisé.
Le statut « indemne » de ces « zones vaccinale II » pourra être déclaré au bout de 8 mois, selon une récente instruction technique du ministère de l’Agriculture mettant à jour le recouvrement de ce statut après arrêt de la vaccination. L’ensemble du territoire hexagonal pourrait retrouver son statut indemne en septembre 2027, si le contexte sanitaire lié à la DNC n’évolue pas.
Un arrêt de la vaccination en « zones vaccinale I » demandé dès cet été par des membres du Cnopsav
Certains membres du Cnopsav ont appelé à arrêter « dès cet été » la vaccination en « zones vaccinale I », afin de lever au plus les vite les « contraintes sanitaires en vigueur, notamment celles liées aux mouvements d’animaux », indique le ministère. D’autres ont demandé un arrêt de la vaccination en « zones vaccinale I » en même temps que pour les « zones vaccinale II » soit au 31 décembre 2026. Et certains membres du Cnopsav se sont abstenus. La ministre de l’Agriculture a tranché pour un arrêt au 30 septembre 2026, faisant à la fois valoir « la saison d’activité des insectes vecteurs », « les attentes des partenaires commerciaux européens » et « l’importance pour les acteurs locaux de cette zone de retrouver au plus vite une activité normale ». Cette date pourra évoluer en cas d’évolution « notable et défavorable » du contexte sanitaire lié à la DNC, prévient la Rue de Varenne.
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