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Cotations des vaches allaitantes : l'offre restreinte soutient les prix

 Le recul du cheptel se fait désormais sentir sur les volumes abattus, explique l'Institut de l'Elevage dans sa lettre de conjoncture mensuelle Tendances.

vaches limousines au cornadis
© S.Bourgeois

"Il semble désormais que le recul du cheptel se fasse sentir sur les abattages" analyse l'Institut de l'Elevage dans sa lettre de conjoncture mensuelle Tendances. D’après l’indicateur hebdomadaire de Normabev, entre mi-octobre et mi-novembre (semaines 41 à 45), le nombre de vaches de type viande abattues était en repli de 5% par rapport à 2021 et ceux de génisses de type viande de 4%.

"L’offre restreinte soutient les prix." La vache U standard cotait 5,74 €/kg de carcasse en semaine 45, soit 20 centimes de plus qu’en semaine 30. La vache R, à 5,39 €/kg C en semaine 45, avait pour sa part gagné 10 centimes depuis la semaine 30.

Cette orientation se retrouve aussi pour les vaches sous signe officiel de la qualité et de l'origine (SIQO) - cotation qui est publiée par FranceAgriMer depuis l'été dernier. La vache de type viande SIQO, tous poids toutes races, de conformation U= était à 5,86 €/kg C en septembre, contre 5,77 €/kg lors de la première publication en juillet.

 

© Institut de l'Elevage

 

 

L'offre est aussi restreinte du côté des vaches laitières et des jeunes bovins. "Les producteurs laitiers retiennent de nouveau leurs vaches pour profiter d’un prix du lait qui redevient stimulant. Les jeunes bovins sont eux aussi peu nombreux et très convoités" observe l'Institut de l'Elevage.

 

La consommation de viande bovine estimée par bilan se maintient sur les huit premiers mois de 2022

La consommation de viande bovine calculée par bilan s’est maintenue sur les huit premiers mois de l'année 2022 par rapport à 2020 et 2021, rapporte l'Institut de l'Elevage, mais avec une proportion de VBF en repli.

Les importations de viande bovine en France dépassent désormais sensiblement les niveaux d’avant pandémie : elles représentent  7 % de plus en volume par rapport à la même période de 2019 et 2020 sur les huit premiers mois de l'année.

Ce niveau d'importations est à mettre en perspective par rapport à de nouvelles pratiques commerciales du Royaume-Uni et des Pays Bas, explique l'Institut de l'Elevage :

  • "en lien avec le Brexit et le retour de procédures douanières, certains importateurs néerlandais choisissent dans un but de simplification de dédouaner en France les viandes britanniques avant leur réexportation vers les Pays-Bas.
  • des imports de viandes depuis les Pays-Bas destinées à être transformées puis réexpédiées pour approvisionner une enseigne de fast-food."

Et les importations sont à relier aussi au fort rebond sur l'année 2022 de la consommation en RHD, notamment en restauration rapide et en restauration commerciale traditionnelle.

 

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