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Concours national Aubrac : une édition couronnée de succès 

Avec près de 140 éleveurs exposants et plus de 400 animaux réunis dans la grande halle d’Aumont-Aubrac en Lozère, la race Aubrac a fait son show du 25 au 27 septembre.

Alors que l'édition précédente du national de la race Aubrac en 2023 s'était tenue sans concours à cause de la FCO8 et sous la menace de la MHE, cette année, l'évènement phare de la race Aubrac a eu lieu comme prévu. Comme l'a souligné Mathieu Causse, nouveau président de l’OS Race Aubrac lors de l’inauguration officielle, « cette édition 2025 est un succès du fait de l’engagement de très nombreux éleveurs, de la qualité génétique des animaux présentés, et de l’esprit convivial qui perdure tout au long de cette manifestation ».

Durant trois jours, les juges ont eu fort à faire pour départager les concurrents répartis dans les vingt-cinq sections. Des éleveurs originaires du berceau de la race mais également des départements de l’Ardèche, du Puy-de-Dôme ou du Tarn ont présenté des animaux de très grande qualité.

Le challenge espoir est remporté par Urbain du GAEC élevage Deloustal (Cantal). Ce jeune taureau présente une bonne rectitude de dos, un très bon bassin et une bonne profondeur.

Le championnat femelle, âprement disputé avec vingt-deux vaches à départager, voit triompher Noble du GAEC de Ladignac (Cantal) grâce à la qualité de ses aplombs, son excellent bassin, sa qualité dorsale et une belle couleur de robe.

Dans le championnat mâle, Narquois du GAEC élevage Vidalenc (Cantal) s’est vu gratifier d’un rappel de championnat. Super de l’élevage Delrieu Maxime (Aveyron) né au GAEC Barriol Bertrand et Anthony rafle la mise avec ses très bons aplombs, son bassin et son « coffre » qui en font, pour le juge, un excellent reproducteur.

Une vente aux enchères très animée

La vente aux enchères « aubrac prestige » a proposé à la vente seize mâles âgés de 18 à 24 mois et cinq génisses âgées de 8 à 32 mois. Le record de la vente est établi à 16 800 € pour une génisse gestante âgée de 32 mois. Pour les mâles, quatre jeunes taureaux ont fait grimper les enchères au-delà de 12 000 €. La moitié des animaux proposés à la vente partira vers des destinations lointaines (Slovaquie, République Tchèque, Roumanie). 

Une table ronde sur le travail de prospective engagé par l'OS « l’élevage aubrac à l’horizon 2050 » était organisée en marge du concours. « Quand on regarde le développement de la race depuis cinquante ans, on peut être satisfait du travail accompli. Pour autant, nous avons l’obligation de travailler sur l’orientation raciale pour l’adapter, notamment au changement climatique. On ne peut pas simplement conserver les acquis du passé pour répondre aux attentes de demain », a résumé Mathieu Causse. La race aubrac construit son avenir avec lucidité.

L’élevage aubrac à l’horizon 2050

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L’OS de la race Aubrac conduit une réflexion sur le futur des élevages, avec une forte implication des établissements locaux d’enseignement agricole. © S.Luminet
L’OS de la race Aubrac conduit une réflexion sur le futur des élevages, avec une forte implication des établissements locaux d’enseignement agricole. Ainsi, cinq lycées de l'Aveyron, du Cantal et de Lozère se sont retrouvés à Saint-Flour le 16 septembre, pour une journée de restitution de leurs travaux autour des trois volets fondamentaux de la durabilité : l’économie, l’environnement et le social.

Les ressources fourragères face au changement climatique, l’évolution de la consommation de viande bovine, l’attractivité du métier d’éleveur… autant de thèmes cruciaux présentés par les élèves au travers de supports ludiques et instructifs.

Convaincu que les apprenants d’aujourd’hui seront les décideurs du monde agricole demain, ce projet pédagogique prospectif a été repris par l’OS race Aubrac dans le cadre d’une table ronde organisée lors du concours national aubrac.

Rédaction Réussir

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