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Commerce équitable : Max Havelaar étudie une filière viande bovine avec Elvea Île-de-France

Max Havelaar lance une expérimentation avec l'organisation de producteurs Elvea Nos bovins d'Île-de-France pour construire une filière viande bovine labellisée commerce équitable. Elle concernera le créneau de la restauration collective. 

vaches allaitantes pâturage colza
© reussir

"Nous avons rencontré l'organisation de producteurs Nos bovins d'Île-de-France au salon de l'agriculture, et nous initions une expérimentation pour construire ensemble une filière viande bovine équitable", présente Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France. Celle-ci s'appuiera sur le partenariat déjà en place entre les éleveurs franciliens et la Caisse des écoles du 20ème, qui fournit des cantines parisiennes. D'autres débouchés pourraient aussi s'ouvrir dans les Yvelines.

Lire aussi : Île-de-France : à la conquête de la consommation locale en viande bovine

Pour la viande bovine, ce projet de commerce équitable représente une première. L'ONG citoyenne développe depuis 2021 avec des producteurs français des filières lait équitable qui fonctionnent bien. Elle propose aussi déjà du blé, et démarre cette année des filières lentille et pois chiche français. 

"Nous nous positionnons comme tiers de confiance et apportons notre méthodologie dans la construction de relations commerciales transparentes", fait valoir Blaise Desbordes. L'objectif est double pour Max Havelaar : garantir une rémunération décente aux éleveurs franciliens, et approvisionner les cantines avec une viande de qualité, éthique et durable. 

Des contrats de trois ans avec un prix plancher et une prime collective

"Ce projet est une opportunité pour sécuriser le revenu des éleveurs et valoriser l'amélioration continue de leurs pratiques", corrobore Julia Gardies, animatrice de l'organisation de producteurs Elvea Nos bovins d’Île-de-France. 

Lire aussi : Commerce équitable : le label Max Havelaar s’appose désormais sur le lait français

Le cahier des charges comprendra un volet environnemental, et le niveau de revenu garanti pour les éleveurs sera négocié à l'échelle territoriale. "Un prix plancher sera défini dans les contrats de trois ans pour garantir ce niveau de revenu ainsi que pour couvrir le surcoût des pratiques inscrites dans le cahier des charges", explique Julia Gardies. "Une prime collective financée par tous les partenaires de la filière s'y ajoutera pour les éleveurs. Elle devra être consacrée à des projets sociaux ou environnementaux."   

Lire aussi : Commerce équitable : Max Havelaar garantit des prix planchers pour des blés et légumineuses français

 

 

 

 

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