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[Charolaise] Gènes Diffusion lance des index génomiques post-sevrage

Gènes Diffusion diffusera cet automne quatre nouveaux index génomiques sur la croissance et la morphologie post-sevrage en race Charolaise. De quoi élargir l’utilisation des jeunes taureaux génomiques à des fins de renouvellement.

Lors de la "journée génétique Charolaise" du 15 juin 2022, près de 140 éleveurs se sont réunis à la ferme expérimentale des Etablières en Vendée.
© Gènes Diffusion

La « journée génétique Charolaise » organisée par Gènes Diffusion le 15 juin 2022 a rassemblé environ 140 éleveurs à la ferme expérimentale des Etablières en Vendée.

L’occasion de présenter un bilan de l’activité de GD Scan, la prestation d’évaluation génomique des femelles et des mâles, qui est proposée aux éleveurs depuis maintenant huit ans. « Depuis 2014, 52 802 animaux ont été évalués et le nombre d’animaux génotypés progresse chaque année » annonce Sébastien Landemaine, responsable génétique races allaitantes chez Gènes Diffusion. « Cela montre que les éleveurs utilisent la génomique »

A noter qu’un nouveau portail est en ligne pour les éleveurs utilisateurs des services GD Scan. Il permet, entre autres, de comparer le niveau des index de son troupeau avec celui des autres animaux indexés sur différents périmètres (département, OS Union Gènes Diffusion…).

 

Côté recherche, Gènes Diffusion poursuit ses travaux à partir du programme Valoris38 (qui a porté sur plus de 5 000 vêlages par an pendant cinq ans). Après un index génomique sur la faculté de reproduction des femelles en 2020,  un index génomique sur la durée de gestation en 2021,  Gènes Diffusion va diffuser cette année quatre nouveaux index GD Scan sur les performances post-sevrage de croissance, développement musculaire, développement squelettique et aptitudes fonctionnelles. L’index de croissance est un index de synthèse combinant les poids âge type posy-sevrage jusqu'à l’âge de vingt-quatre mois.

Ces index qui permettent d’apprécier la morphologie adulte dès le plus jeune âge n’existaient pas jusqu’à présent en génomique. Ils seront disponibles prochainement avec le passage pour les races allaitantes à une nouvelle méthodologie d’évaluation, le single step, (prévu en 2023), mais uniquement pour les troupeaux en VA4.

Gènes Diffusion les rend accessible à tous les éleveurs qui font génotyper, quel que soit leur niveau d’engagement dans la chaîne vaches allaitantes. Comme pour tous les nouveaux index GD Scan depuis 2020, les taureaux de monte naturelle n’y auront pas droit. Ils seront réservés aux femelles et aux taureaux d’IA.

« Ces index génomiques post-sevrage répondent à une attente des éleveurs. Ils vont permettre d’élargir l’utilisation des taureaux génomiques » estime Sébastien Landemaine. Ils peuvent en effet ouvrir de nouvelles perspectives à certains éleveurs sur l’objectif de faire naître de potentielles femelles de renouvellement. 

D’autant que l’héritabilité des ces quatre caractères est forte (0,65 pour le développement musculaire ; 0,75 pour le développement squelettique ; 0,61 pour les aptitudes fonctionnelles ; 0,64 pour la croissance) et les CD associés sont bons (respectivement 0,65 ; 0,75 ; 0,61 ; 0,64).

Gènes Diffusion annonce aussi le lancement cette année du projet microbiote38, qui aboutira dans deux ou trois ans. C’est la déclinaison en race Charolaise du programme « Génétique Haute Performance » (GHP) en race Holstein.

« L’objectif de ce programme est de réduire la part de ce qu’on ne maîtrise pas au-delà dans l’interaction entre la génétique et l’environnement : ce qui fait que tel taureau donne telle valeur dans un élevage, et telle autre valeur dans un autre élevage » explique Sébastien Landemaine. Une partie de la réponse réside, d’après les résultats obtenus en Holstein, dans la génétique des micro-organismes (le microbiote) présents dans l’intestin des vaches de chaque élevage.

3845 élevages de Charolaises rattachés à l’OS Charolais+

Opérationnel depuis 2020, l’organisme de sélection en race charolaise de Gènes Diffusion et son livre généalogique Charolais + se développe, avec maintenant 3 845 éleveurs rattachés dont 2081 sont en CPB (certification parenté bovine). Cela représente 218 000 animaux enregistrés, dont environ un quart sont certifiés au livre généalogique. Une série de jeunes taureaux Charolais+ est évaluée à la station Union Charolais Croissance (série D à Montrond-les-Bains dans la Loire) et une deuxième bande va aussi faire son entrée à la station UCC de Migennes (Yonne) - celle-ci étant réservée jusqu'alors aux animaux inscrits.

"Le passage d’un livre généalogique à l’autre en race Charolaise n'est pas aussi fluide que ce que le RZUE permet". Pour l’instant, un animal G+ - le plus haut niveau de certification de l’OS Charolais+ - est inscrit au livre C de l’OS Charolais France. « Nous ne manquons pas d’arguments pour faire reconnaitre la qualité de notre procédure de certification en vérifiant la conformité au standard des animaux » commente Sébastien Landemaine.

 

 

 

Lire aussi : De nouveaux index de synthèse plus lisibles arrivent pour le troupeau allaitant
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