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Certification HVE : « C’est un levier pour réduire mes charges d’intrants »

Jean-Yves Couturier est agriculteur à Villefagnan, en Charente. La certification HVE a été pour lui un moyen de mettre en place de nouvelles pratiques, avec à la clé une baisse des apports d’intrants, notamment en herbicides.

Jean-Yves Couturier, agriculteur en Charente
Jean-Yves Couturier voit en la certification HVE un moyen de faire reconnaitre des évolutions de pratiques
© JY.Couturier

« Mon engagement dans la certification HVE s’inscrit dans le cadre de mon appartenance à un groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE), porté par une Cuma et animé par la chambre d’agriculture. Cet environnement a facilité ma certification sur les plans technique et économique, il y a maintenant quatre ans. Mon assolement était déjà assez diversifié à l’époque et je n’ai pas eu de difficulté à respecter très vite un grand nombre de points du référentiel. Par contre, cela a été plus compliqué sur l’aspect phytosanitaire. J’ai été obligé à faire évoluer mes pratiques pour être en dessous des seuils à ne pas dépasser en indice de fréquence de traitement (IFT). J’ai introduit des faux semis, du désherbage mécanique, des couverts

La chance que nous avons eue a été de pouvoir faire les investissements nécessaires (herse étrille, charrue déchaumeuse…) par l’intermédiaire de la Cuma. Et sur le plan technique, la chambre d’agriculture a mis en place des essais chez certains d’entre nous pour nous accompagner sur le désherbage mécanique notamment, car la maîtrise d’un outil tel qu’une herse étrille n’est pas aisée. Le respect des seuils d’IFT nécessite d’être très rigoureux tout au long de la campagne, car la certification peut très vite sauter. Économiquement parlant, je n’ai pas eu de perte de marge : j’ai réduit mes charges d’intrants, ce qui a compensé mes éventuelles baisses de rendement. Je ne regrette pas mon choix de m’être engagé dans la certification HVE, bien que ma coopérative n’ait pas mis en place de filière HVE pour permettre une meilleure valorisation de mes céréales. Pour que cette démarche en faveur de l’environnement ait un avenir, il faudra qu’elle soit valorisée davantage ».

EARL de Bois Morin, 75 ha de SAU, dont 30 en blé tendre, 15 en tournesol, 10 en orge, 5 en pois et le reste en prairies et jachère.

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