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Carbone : « construire un cercle vertueux et rentable pour mon élevage »

Laurent Perelade, éleveur de Blondes d'Aquitaine dans le Gers a intégré le programme Life Beef carbon. Le gain carbone prévisionnel est particulièrement important chez lui : il s’élève à 1 200 tonnes équivalent CO2 sur les cinq ans du projet.

Laurent Perelade, éleveur d’un troupeau de 150 mères Blondes d’Aquitaine sur 250 hectares de SAU en bio à dominante herbagère (180 ha de prairies) à Bassoues dans le Gers. © DR
Laurent Perelade, éleveur d’un troupeau de 150 mères Blondes d’Aquitaine sur 250 hectares de SAU en bio à dominante herbagère (180 ha de prairies) à Bassoues dans le Gers.
© DR

« J’ai intégré le programme Life Beef Carbon par curiosité, pour chercher des idées, voir comment les gens procèdent. On s’est vite rendu compte que les décisions prises sur l’exploitation allaient dans le même sens, en se tournant davantage vers l’élevage et les prairies.

Aussi, les évolutions que nous avons prévues sur cinq ans visent à limiter les cultures en rotation en augmentant la part de prairies permanentes et de trèfle violet, dans le but de réduire les achats de fourrages à l’extérieur, à augmenter la productivité du troupeau en faisant vêler la moitié des génisses à 24 mois (+ 30 veaux à effectif constant). Dans cette perspective, la construction d’un bâtiment avec panneaux photovoltaïques, est programmée pour mieux alloter cette catégorie. On cherche par ailleurs à optimiser le pâturage tournant. C’est pourquoi 400 mètres de haies linéaires seront implantés pour limiter l’érosion et développer les litières à copeaux (problème local de paille). Enfin, pour affiner les rations, on souhaite créer une fabrique d’aliment.

Le gain carbone prévisionnel s’élève à 1 200 tonnes équivalent CO2 sur les cinq ans du projet. Ces évolutions techniques avec impact positif sur l’environnement sont toujours réfléchies dans un objectif de rentabilité. La ferme doit rester rentable tout en répondant à la demande du consommateur.

Je participe également au programme France Carbon Agri qui permet d’obtenir une rémunération supplémentaire pour les tonnes de carbone évitées. Pour autant, l’intégration dans ce plan de vente de crédit carbone ne représente pas une priorité. D’une part, je ne suis pas sûr d’atteindre les objectifs fixés, car entre le prévisionnel et les aléas techniques, il y a une différence. D’autre part, suivre ma ligne logique de conduite reste mon objectif principal. »

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