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Adapter ses fourragères au changement climatique

L’impact des aléas climatiques est au cœur des préoccupations du monde de l’élevage. Lors du dernier salon de l’herbe cette thématique est fréquemment revenue dans les débats.

2018 en est la démonstration. Sécheresses et fortes chaleurs sont plus fréquentes et pénalisent l’autonomie fourragère. La recherche est évidemment mise à contribution pour trouver des palliatifs. À l’Inra, les chercheurs ont simulé par différents dispositifs les étés chauds et secs que nous allons de plus en fréquemment connaître dans le futur. Ils les ont associés à une plus forte teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère, dans la mesure où ce sera une nouvelle donnée à prendre en compte pour les décennies à venir. Ces simulations ont été appliquées à différentes espèces fourragères. Elles confirment la plus forte sensibilité de certaines d’entre elles (ray-grass) tandis que d’autres (dactyle, fétuque, pissenlits) s’en tirent nettement mieux. Idem pour le redémarrage en végétation une fois la période de canicule terminée.

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