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Blé tendre : « Je sécurise mon rendement en semant des mélanges variétaux »

Étienne Trumeau, agriculteur à Lunery (18) considère que les mélanges variétaux de blé tendre permettent de limiter les impacts des maladies et des accidents climatiques 

Etienne Trumeau, agriculteur dans le Cher, devant une parcelle de blé.
« Je réalise mon mélange moi-même pour choisir des variétés adaptées à ma région », déclare Etienne Trumeau.
© E.Trumeau

« J’ai plusieurs types de sols au sein de mes parcelles : des argilo-calcaires superficiels, des limons argileux plus profonds. Face à cette hétérogénéité, semer des mélanges variétaux permet d’homogénéiser le comportement du semis dans son ensemble. J’obtiens de meilleurs résultats qu’en semant une seule variété dont le comportement serait hétérogène selon les différents secteurs de la parcelle.

Ensuite, si j’ai un problème de maladies ou de ravageurs, toutes les variétés ne sont pas touchées en même temps et toutes ne se comportent pas de la même façon. Là aussi, le mélange permet de limiter l’impact d’une attaque et c’est la même chose en cas d’accident climatique. Je préfère réaliser mon mélange moi-même, car ceux du commerce ne sont pas forcément adaptés à ma région. Il est composé de six variétés : Chevignon, KWS Extase, Tenor, Complice, RGT Letsgo, LG Absalon. 

Cela ne pose pas de problème au moment de la vente de ma récolte puisque les intermédiaires s’intéressent davantage aux caractéristiques techniques des grains livrés qu’aux noms des variétés. Au final, je pense que j’ai de meilleurs rendements et moins de charges d’intrants en semant des mélanges. »

EARL de Bellechaume, 180 ha en blé tendre, orge d’hiver, colza et trèfle incarnat (semence).

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