Pomme : « La clé de l’avenir de la production est de renouveler le verger », selon Pierre Venteau, directeur de l’ANPP
Alors qu’un verger perd en efficacité économique au fil de son vieillissement, le renouvellement avec des variétés productives et gustatives est un levier à activer, dans un contexte de difficultés croissantes pour la filière.
Alors qu’un verger perd en efficacité économique au fil de son vieillissement, le renouvellement avec des variétés productives et gustatives est un levier à activer, dans un contexte de difficultés croissantes pour la filière.
« La clé de l’avenir de la production de pommes est de renouveler le verger avec des variétés productives, gustatives et qui répondent aux attentes », a insisté Pierre Venteau, directeur de l’Association nationale pommes poires (ANPP) lors du lancement de campagne, le 27 août à Paris. Si le rendement est le premier facteur discriminant, expliquant à lui seul 50 % de la réussite économique d’un verger, d’après des données de l’ANPP, le renouvellement est lui aussi crucial car, passé l’âge moyen, un verger perd 2 % d’efficacité économique par année de vieillissement. Sur les autres facteurs, l’ANPP relève que la présence de variétés « terroir », de Pink Lady ou de protection contre la grêle sont aussi des vecteurs de réussite. « Or le marché "terroir’" est full, constate Pierre Venteau, et chez Pink Lady [variété club], ils n’ont pas prévu 25 000 ha en France. La grêle, c’est un effet corrélatif. Plus les vergers sont jeunes, plus ils ont été protégés contre la grêle, néanmoins le facteur est discriminant. » Dans le détail, l’ANPP a calculé + 15 % d’efficacité économique par 10 points de variétés « terroir » de plus que la moyenne, + 8 % par 10 points de surfaces de Pink Lady et + 2,4 % par 10 points de protection contre la grêle.