« Les boucles électroniques facilitent les pesées pour préparer la vente des broutards »
Romain Bertrand, éleveur de charolaises et limousines en Côte-d’Or, pose des boucles électroniques sur son troupeau depuis dix ans. Elles lui permettent par des pesées régulières de préparer au mieux ses ventes de taurillons d’herbe.
Romain Bertrand, éleveur de charolaises et limousines en Côte-d’Or, pose des boucles électroniques sur son troupeau depuis dix ans. Elles lui permettent par des pesées régulières de préparer au mieux ses ventes de taurillons d’herbe.
« J’élève aussi des Texel, et depuis 2012, l’identification électronique est obligatoire pour les ovins. Quand il a été question, il y a une dizaine d’années, que les bovins y passent aussi, je n’ai pas attendu pour en poser sur les veaux. Je ne l’ai jamais regretté », relate Romain Bernard, installé en Côte-d’Or à Marcilly-Ogny où il travaille avec son père Bernard et un apprenti. En posant des boucles électroniques à la naissance et en remplaçant les boucles perdues par des électroniques, le troupeau s’est trouvé complètement équipé en cinq ans. « Le prix des boucles électroniques officielles ne m’a jamais choqué. »
Sur les bovins, l’emploi des boucles électroniques consiste essentiellement à la pesée des taurillons d’herbe. « Je vends les mâles entre 14 et 16 mois, entre le 10 juin et le 14 juillet pour viser le meilleur créneau commercial », explique l’éleveur. Romain Bertrand travaille chaque année avec plusieurs négoces et coopératives. « Je constitue des lots bien homogènes de dix à douze animaux. » Ses résultats de pesée à l’appui, il annonce son tarif aux acheteurs, et quand les taurillons d’herbe quittent l’élevage, c’est toujours à un prix ferme.
Trois ou quatre pesées en période de vente
Chez les Bertrand, les pesées sont habituelles depuis très longtemps. « On a même commencé par une balance romaine. On a acheté des barres de pesée électronique en 2001, puis en 2016 est arrivé le système de lecture des boucles électroniques constitué d’un bâton et d’un boîtier de lecture (environ 2 000 euros). Toute l’installation de contention a été rénovée en 2021. » Passer les lots de broutards à la pesée est rapide et sans stress. C’est fait trois ou quatre fois dans les mois qui précèdent la période de vente.
Romain Bertrand récupère ainsi instantanément et sans risque d’erreur dans un tableau Excel les données de numéro du bovin, poids, GMQ entre deux pesées, moyenne des GMQ du lot, classement d’un lot par poids et par GMQ, et peut visualiser aussi les résultats sous forme d’un diagramme.
« Le système est connecté en Bluetooth. La lecture des boucles se fait animal par animal à une distance de 30/50 cm de l’oreille », explique Romain Bertrand. Le lecteur lit tout, même les puces des chiens et des chevaux. « J’ai choisi un boîtier et un bâton de lecture de même marque, car c’est plus facile en cas de panne. Je n’ai jamais eu de problème technique avec ce matériel et c’est très rare qu’il y ait une boucle électronique qui ne marche pas. Ça arrive peut-être dans 1 % des cas. » Les bovins ne les perdent pas plus que les boucles conventionnelles a priori selon son expérience sur dix ans.
La préparation de la vente des mâles représente 90 % de son utilisation des boucles électroniques. « Je m’en sers aussi pour le premier tri des génisses à 14-16 mois, et un tout petit peu pour la mise en lot des vaches pour la reproduction. »
Fiche élevage
350 ha de SAU dont 70 ha de cultures et 280 ha de prairies naturelles
150 vêlages avec 50 % de charolaises et 50 % de limousines
55 brebis Texel
Des infos en plus sur l’oreille droite
Romain et Bernard Bertrand posent sur les petits veaux une boucle en plus, du type de celles utilisées pour les ovins, et inscrivent dessus le numéro de la mère. « En passant en quad dans un lot, on peut les lire et on n’a ainsi pas à se rappeler ‘le veau tel numéro est le veau de telle vache’ ». Pas besoin de sortir son Smartphone. Ils mettent une boucle blanche pour les mâles et une jaune pour les femelles, ce qui facilite aussi la tâche le jour où ils les trient au quad selon leur sexe.
À l’arrière de la boucle officielle droite des femelles, les éleveurs notent le numéro de son père. « Au cornadis ou dans le couloir de contention, c’est facile à lire quand on fait les lots pour la repro, par exemple, et on garde les deux mains libres. »