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« La féverole associée au blé produit les semences de nos couverts »

Au Gaec Ferme de Prie Dieu à Ferrensac (Lot-et-Garonne), Hugo de Lamarlière s'occupe du suivi des cultures produites en agriculture biologique. Témoignage sur la pratique du mélange d'espèces.

Hugo de Lamarlière, Ferme de Prie Dieu  -  "La récolte du mélange blé-féverole est délicate avec un réglage de la moissonneuse-batteuse pour ne pas trop casser de féverole notamment."
Hugo de Lamarlière, Ferme de Prie Dieu - "La récolte du mélange blé-féverole est délicate avec un réglage de la moissonneuse-batteuse pour ne pas trop casser de féverole notamment."
© Gaec Ferme de Prie Dieu

« Toute notre surface de blé tendre est associée à de la féverole en culture. À condition de ne pas mettre trop de féverole dans le mélange, ces deux espèces poussent bien ensemble avec une arrivée à maturité en même temps. Il n’y a pas d’impact négatif sur le rendement du blé et la féverole cultivée seule ne produit pas mieux. Nous la semons à 30-40 kg/ha dans 180 kg/ha de blé entre le 15 novembre et le 15 décembre. Les graines de féverole récoltées ne servent que pour le semis de nos couverts végétaux d’interculture réalisés autour du 15 octobre à 150-200 kg/ha sur l’équivalent de 100 hectares chaque année. Cela signifie une utilisation de 20 tonnes de semences que nos 100 hectares de blé + féverole produisent.

Dans le mélange, le rendement du blé est de 20 à 30 q/ha pour une féverole produisant entre 3 et 6 q/ha. Le taux de protéines est supérieur à 10 %. Le blé lui-même est cultivé en mélange variétal : Izalco, Renan, Rouge de Bordeaux. La récolte est délicate avec un réglage de la moissonneuse-batteuse pour ne pas trop casser de féverole notamment. Elle est triée ensuite au trieur optique qui sert au conditionnement de nombre de nos produits (lentille, pois chiche…) et à obtenir des semences propres. Une partie de la récolte du blé est moulue sur place pour la vente de farine à notre magasin, une autre partie est vendue pour la meunerie. »

Gaec Ferme de Prie Dieu (avec parents, Christophe et Bénédicte de Lamarlière). 500 hectares en agriculture biologique dont 100 de blé (avec féverole), orge, soja, petit épeautre, blé ancien, lin, lentille, pois chiche, courge (graines) ; irrigation entre 150 et 200 ha. Installation de triage, séchage stockage et de conditionnement. Moulin.

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