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Franck Bluteau, référent bio de la Cavac

Franck Bluteau, agriculteur à Jard-sur-Mer en Vendée, président du groupement bio de la Cavac
© DR

Adhérent et élu de la coopérative vendéenne Cavac depuis de nombreuses années, Franck Bluteau a choisi de convertir son exploitation en Gaec à l’agriculture biologique à l’aube de sa quarantième année, en 2009. « Avec mes trois associés, nous sommes d’abord allés visiter les exploitations d’autres agriculteurs bio. Nous voulions voir ce que d’autres étaient capables de faire. On ne prenait pas trop de risque à aller voir », se souvient-il. Les trois visites d’exploitations auront fini de les convaincre. Les trois associés convertissent alors leurs 120 hectares de cultures en bio. Aujourd’hui, l’exploitation s’étend sur 250 hectares. « Nous avons installé un système d’irrigation afin de pallier les produits phyto et on compense ainsi le manque d’eau. Et notre assolement nous permet de réaliser des cultures de printemps. Le blé est une culture compliquée qui a un cycle long. Nous avons mis des céréales à paille sur un quart de l’exploitation, le reste se sont plutôt des cultures de printemps pour l’alimentation animale par exemple, comme le maïs », explique Franck Bluteau. Il produit de la luzerne, des légumes, des lentilles ou encore des haricots verts, des cultures au cycle court. Il a complété son exploitation avec un atelier d’engraissement de porcs bio, en cohérence avec ses cultures. Le groupement bio de la Cavac regroupe désormais 500 agriculteurs. « Ils sont tous sous contrat avec la coopérative et sont assurés d’un débouché et d’un prix pour la majorité de leurs cultures. Mais notre message est de rester les pieds sur terre », insiste Franck Bluteau, « les prix du bio peuvent en faire rêver plus d’un mais nous voulons construire une filière durable. Nous y allons par étape. La Cavac signe des contrats à huit ans pour le porc et à cinq ans pour les cultures. Donc la coopérative s’engage progressivement, car il y a toujours la crainte que le marché s’affaiblisse. » Depuis qu’il s’est installé en agriculture biologique, il est très engagé. Il est notamment devenu président du groupement bio de la Cavac il y a quatre ans.

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