Aller au contenu principal

Réussir Bio : le média des professionnels du bio

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Franck Bluteau, référent bio de la Cavac

Franck Bluteau, agriculteur à Jard-sur-Mer en Vendée, président du groupement bio de la Cavac
© DR

Adhérent et élu de la coopérative vendéenne Cavac depuis de nombreuses années, Franck Bluteau a choisi de convertir son exploitation en Gaec à l’agriculture biologique à l’aube de sa quarantième année, en 2009. « Avec mes trois associés, nous sommes d’abord allés visiter les exploitations d’autres agriculteurs bio. Nous voulions voir ce que d’autres étaient capables de faire. On ne prenait pas trop de risque à aller voir », se souvient-il. Les trois visites d’exploitations auront fini de les convaincre. Les trois associés convertissent alors leurs 120 hectares de cultures en bio. Aujourd’hui, l’exploitation s’étend sur 250 hectares. « Nous avons installé un système d’irrigation afin de pallier les produits phyto et on compense ainsi le manque d’eau. Et notre assolement nous permet de réaliser des cultures de printemps. Le blé est une culture compliquée qui a un cycle long. Nous avons mis des céréales à paille sur un quart de l’exploitation, le reste se sont plutôt des cultures de printemps pour l’alimentation animale par exemple, comme le maïs », explique Franck Bluteau. Il produit de la luzerne, des légumes, des lentilles ou encore des haricots verts, des cultures au cycle court. Il a complété son exploitation avec un atelier d’engraissement de porcs bio, en cohérence avec ses cultures. Le groupement bio de la Cavac regroupe désormais 500 agriculteurs. « Ils sont tous sous contrat avec la coopérative et sont assurés d’un débouché et d’un prix pour la majorité de leurs cultures. Mais notre message est de rester les pieds sur terre », insiste Franck Bluteau, « les prix du bio peuvent en faire rêver plus d’un mais nous voulons construire une filière durable. Nous y allons par étape. La Cavac signe des contrats à huit ans pour le porc et à cinq ans pour les cultures. Donc la coopérative s’engage progressivement, car il y a toujours la crainte que le marché s’affaiblisse. » Depuis qu’il s’est installé en agriculture biologique, il est très engagé. Il est notamment devenu président du groupement bio de la Cavac il y a quatre ans.

Les plus lus

Les vins nature bousculent les codes de la communication
Vigne
Les vins nature construisent peu à peu leur notoriété, et s’appuient pour cela sur des stratégies de communication fortement…
À la recherche du lait bio
La chèvre
Le nombre d’éleveurs biologiques ne cesse de croître et, aujourd’hui, 9 % des chèvres sont bio. Une centaine de livreurs…
Moins de lait chez les éleveurs caprins bio mais une génétique similaire
La chèvre
La productivité par animal dans les élevages bio est en moyenne moins élevée qu’en conventionnel. C’est surtout lié à la conduite…
Les principaux points du cahier des charges bio pour l’élevage caprin
La chèvre
Général Les conditions de logements sont de 1,5 m² minimum par tête et une aire d’exercice de 2,5 m² par tête. L’élevage hors…
Les freins réels et imaginés du passage en bio
La chèvre
Parasitisme, cultures, insémination, revenus… Les freins au passage au bio sont parfois fondés, parfois moins. Étude en Pays de…
Pour bien démarrer en bio
La chèvre
La gestion du pâturage et du parasitisme sont à bien appréhender pour se lancer en bio. L’allaitement des chevrettes aussi.
Publicité