FNB : « La pression à la baisse sur les prix des bovins est injustifiée »
La Fédération nationale bovine (FNB) incite les éleveurs à exiger des niveaux de prix pour leurs bovins équivalents à ceux du mois de mars. Sans quoi, elle encourage les éleveurs qui le peuvent par rapport à leur situation fourragère et leur trésorerie à ne pas livrer leurs animaux.
La Fédération nationale bovine (FNB) incite les éleveurs à exiger des niveaux de prix pour leurs bovins équivalents à ceux du mois de mars. Sans quoi, elle encourage les éleveurs qui le peuvent par rapport à leur situation fourragère et leur trésorerie à ne pas livrer leurs animaux.
« Nous dénonçons la pression à la baisse sur les prix des bovins finis exercée depuis maintenant plusieurs semaines, d’abord par les abatteurs puis maintenant aussi par d’autres opérateurs du milieu de la filière », a lancé Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB), lors d’une conférence de presse mercredi 29 avril 2026.
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En cumulé, cette baisse atteint déjà près de trente centimes de moyenne sur certaines catégories d’animaux, et elle se poursuit sur la semaine en cours. La FNB demande à la filière « de retrouver ses esprits » et de reprendre le commerce à des prix du niveau de ceux du mois de mars. « Nous demandons aux éleveurs qui le peuvent (par rapport à leurs stocks fourragers ou besoins en trésorerie) d’exiger ces prix, et à défaut de ne pas livrer les bovins. »
Le syndicat indique aussi avoir alerté le ministère de l’Agriculture sur ces pratiques de pression à la baisse, voire d’aller constater si vraiment il y a des stocks si importants que cela dans les frigos. « Nous constatons que le niveau des abattages est resté élevé cette semaine et que les bovins annoncés partent rapidement. »
La FNB considère que les opérateurs du milieu de la filière « ont l’intention de se faire payer l’augmentation de leurs charges depuis le début de la guerre en Iran par les éleveurs » et pointe que « les charges des éleveurs de bovins progressent elles aussi fortement sur le GNR, les engrais, les plastiques pour les chantiers fourragers et sur tous les services. »
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Réunie en conseil fédéral, la FNB a également décidé que ses sections départementales pouvaient mettre en place des opérations syndicales ciblées selon les pratiques des interlocuteurs commerciaux et, sous réserve, elle pourrait engager des opérations nationales si la situation venait à perdurer.
Sur les broutards, des baisses de 60 centimes ont pu être ponctuellement constatées cette semaine. « C'est une erreur stratégique. Dans quelques semaines, vont arriver sur le marché des têtes de lots de broutards nés à l'automne dernier et les pays du Sud seront aux achats. Car il manque de broutards à l'échelle européenne. En Italie, la cotation du jeune bovin est toujours très haute, au-dessus de 8 euros cette semaine » ajoute Patrick Bénézit.