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Bio N’Days
Carrefour détaille sa stratégie et ses ambitions bio pour ses différents circuits de distribution

Benoît Soury (directeur Marché Bio Groupe Carrefour et ex La Vie Claire) était l’invité des débats des Bio N’Days. Carrefour Bio, MDD, implantation en rayon, livraison, So Bio et io C Bon, Greenweez… De nombreux points ont été abordés

© Julia Commandeur - FLD

« Les règles du jeu du monde de la bio sont un peu différentes de celles de la grande distribution. L’assortiment, la relation consommateurs, les services, etc. sont spécifiques. Naturalia a a su très bien conserver ces spécificités », analyse Benoît Soury (directeur Marché Bio Groupe Carrefour et ex La Vie Claire) lors des Bio N’Days.

La 6e édition des Bio N’Days a mis en débat les défis du bio

Bio : vers un essoufflement des ventes ?

Il rappelle de son côté les engagements de Carrefour pour le bio, à la fois dans ses magasins GMS (MDD Carrefour Bio, programme Act4Food…) et son implication en GSS avec les rachats de SoBio et Bio C Bon et dans le e-commerce avec Greenweez, qui a franchi les 100 M€ de chiffre d’affaires. « Nous voulons être un vrai pôle dans la distribution physique mais aussi en e-commerce, avec des spécificités pour chaque enseigne/circuit : offre, services, etc. »

Des synergies à l’achat entre So Bio, Bio C’Bon et Greenweez sont-elles envisageables ? « On partage un certain nombre d’informations entre les équipes achats. Mais la logistique est très différente, on ne livre pas un magasin ou une plateforme comme on livre un consommateur à domicile. Mais nous avons pris des décisions que nous allons bientôt rendre public sur la livraison et le click & collect, l’année 2020 ayant accéléré les changements. »

Offre et implantation en rayon : quelle équation ?

Carrefour a la volonté de continuer à développer les MDD pour la grande distribution. « La MDD Carrefour Bio est de loin la première marque bio vendue en grande distribution. C’est une marque historique, avec 1 150 références en France, la plupart dupliquées dans d’autres pays. C’est très différent en ce qui concerne le circuit spécialisé, où nous voulons être la vitrine de nos fournisseurs. Ce qui ne veut pas dire jamais ! Après tout, Greenweez vient de lancer sa marque propre. »

Côté offre, quel poids donner en rayon aux marques historique du bio ? « Ces dernières années, on a vu accélération dingue de l’offre bio par les industriels non natifs du bio. L’avenir n’est pas tout rose pour les natifs du bio face à la puissance des MDD et à la puissance marketing des grandes marques. Nous distributeurs avons une responsabilité auprès de ces fournisseurs. Quand on voit Biocoop tourner le dos à une partie de son tissu de fournisseurs pour lancer sa MDD…. »

De même, Carrefour a lancé en interne des réflexions quant à l’implantation du bio dans ses magasins GMS. Eclater l’offre bio à travers les rayons et fermer le rayon natif bio qui permettait de protéger les marques historiques du bio ? Miser sur la double implantation ? En ne négligeant pas le fait que le parcours magasin du consommateur devient de plus en plus compliqué. « Il faut penser au consommateur et lui faciliter le chemin pour qu’il trouve facilement son bio, résume Benoît Soury. Sachant que si l’on atteint 15 % de PDM par le bio, ce serait une hérésie de penser qu’on peut garder un rayon bio dédié. »

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