Bilan hydrique au 1er avril 2026 : 62 % des niveaux des nappes phréatiques au-dessus de la normale mensuelle
Fin mars 2026, la situation des nappes est satisfaisante avec des disparités sur le territoire : 62 % des niveaux sont au-dessus de la normale mensuelle. Néanmoins, la période de vidange est amorcée pour 54 % des nappes suite à des pluies déficitaires en mars.
Fin mars 2026, la situation des nappes est satisfaisante avec des disparités sur le territoire : 62 % des niveaux sont au-dessus de la normale mensuelle. Néanmoins, la période de vidange est amorcée pour 54 % des nappes suite à des pluies déficitaires en mars.
D’après le dernier bulletin du BRGM arrêté au 1er avril 2026, la situation des nappes phréatiques est satisfaisante avec 84 % des niveaux des points d’observations comparables ou au-dessus de la normale mensuelle (62 % au-dessus, 22 % comparables et 16 % sont sous les normales). En revanche, les pluies du mois de mars ont été déficitaires sauf sur le pourtour méditerranéen et le nord-est du bassin parisien. Conséquence : « une grande majorité des nappes [54 %] ont commencé leur vidange », note le bulletin.
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Une évolution contrastée selon les nappes
Dans le détail, les précipitations excédentaires de février permettent la recharge des nappes inertielles de Normandie, du centre du Bassin parisien, de l’Artois, du couloir Rhône Saône et de l’Armagnac. Leurs niveaux continuent d’augmenter en mars.
En revanche, le déficit de pluie du mois de mars a pour conséquence d’amorcer la vidange des nappes les plus réactives : parmi elles, les nappes du socle armoricain, du socle limousin, des calcaires jurassique du grand sud et du sud-ouest et les nappes alluviales. Seules les alluviales de l’est Lyonnais et du Rhin Sud sont épargnés. Autour de la Méditerranée, la recharge continue ou se stabilise dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude, en Provence et sur la Côte d’Azur. « La nappe des alluvions de l’Hérault et celle des calcaires des Grands Causses entament quant à elles, leur vidange », constate le rapport.
Des niveaux souvent excédentaires fin mars 2026
Grâce aux niveaux « exceptionnellement hauts au 1er mars », liés aux abondantes précipitations du mois de février, « les niveaux actuels sont encore satisfaisants » fin mars, annonce le BRGM.
Avec 62 % des niveaux des points d’observation au-dessus des normales mensuelles, la situation est meilleure que celle de mars 2025, période où 52 % des niveaux étaient au-dessus de la normale. « La situation est meilleure en 2026 pour toutes les nappes réactives, mais est plus dégradée pour les nappes inertielles », précise le bulletin.
Concernant ces dernières, leur recharge se poursuit avec les pluies de février dont l’infiltration est lente pour ce type de nappes. Dans le nord-est, les niveaux des nappes de la craie normande, de l’Artois, du bassin Parisien, du couloir Rhône Saône et du Sundgau se situent autour de la moyenne. Tandis que les nappes de Beauce et de l’Armagnac atteignent des niveaux modérément hauts. Le bureau de recherches note cependant des disparités locales au sein de ces aquifères.
Les nappes réactives ont des niveaux satisfaisants sur l’ensemble du territoire grâce à la recharge de février. D’après le BRGM, « malgré un début de vidange ces nappes restent à des niveaux autour de la moyenne ou au-dessus ». Sauf pour la nappe des grès de l’est de la Lorraine qui demeure modérément basse.
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Des prévisions incertaines pour l’été 2026
Météo-France privilégie des températures plus élevées que la normale pour le trimestre avril-mai-juin. Avec le réveil de la végétation, l’infiltration des pluies devrait être limitée, ce qui signerait la fin de la période de recharge dès le mois d’avril. La période de vidange se généraliserait pour l’ensemble des nappes réactives.
Pour les nappes inertielles, « des incertitudes relatives à la fin de la période de recharge et à l’efficacité des pluies du printemps subsistent », explique le Bureau de recherches. Selon lui, les niveaux seront « assurément » plus bas qu’en 2025, à cause d’une recharge 2025-2026 plus modérée.