Bas carbone : décryptage du plan de Julien Denormandie pour l’agriculture
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Jean Castex avait demandé fin 2020 à quatre ministères de rédiger une feuille de route montrant que leurs décisions sont en accord avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le ministère de l’Agriculture a publié mercredi 23 juin son plan d’action climat. Julien Denormandie y met en lumière les actions engagées pour atteindre les objectifs climatiques de la France.
Dans le premier axe de son plan d’action climat, le ministère de l’agriculture et de l’Alimentation détaille les moyens engagés pour accélérer le développement des pratiques agricoles permettant d’atténuer ses émissions de gaz à effet de serre. L’objectif : réduire les surplus azotés, optimiser l’usage des fertilisants organiques et diminuer le recours aux fertilisants minéraux.
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Il n’est pas question dans la deuxième partie du plan de réduire les émissions de gaz à effet de serre mais de permettre à l’agriculture de renforcer son pouvoir de séquestration du carbone à travers plusieurs actions. Le ministère de l’Agriculture met ainsi en avant sa volonté stratégique de :
Le plan du ministère publié le 23 juin ne remet pas en cause le rôle de l’élevage alors qu’une version de 2018 du plan du ministère de l’Agriculture dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) prévoyait une réduction des cheptels bovins laitiers et allaitants de 13 et 12% respectivement entre 2015 et 2030 et une réduction du nombre de truies de 14%, selon nos confrères d’Agra Presse le 18 juin dernier. Certes, le plan pointe la nécessité d’optimiser les pratiques de conduite d’élevage pour maîtriser les émissions de méthane mais il souligne que « l’élevage est essentiel à nos territoires. En particulier, il est incontournable pour assurer un bouclage des cycles de l’azote et permettre de disposer d’amendements organiques pour fertiliser les cultures en lieu et place d’engrais minéraux ».
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Pour autant dans l’axe 3 de son plan le ministère de l’agriculture affirme « soutenir la demande et la consommation en produits alimentaires vers des pratiques à moindre impact environnemental ». Et pour évaluer l’efficacité de cette partie du plan d’action, sont affichés les indicateurs de suivi suivants : quantité de viande autre que la volaille consommée par semaine et par habitant et quantité de légumineuses consommées par ménage et par an.
Pour y parvenir le ministère met en avant un plan de promotion de 3 millions d’euros de la consommation de légumes secs et surtout sa volonté de réduire le recours aux viandes importées par la restauration hors domicile.
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.@Agri_Gouv présente son plan d’actions #Climat.
— Réseau Action Climat (@RACFrance) June 24, 2021
Pour rappel, l’agriculture est responsable d’¼ des émissions de GES en France.
👨⚖️ Verdict : recyclage des mesures existantes et insuffisantes pour atteindre les objectifs climat.
🔎 Le détail : https://t.co/NEGCz2A2Ot pic.twitter.com/pbzIYUtx0G
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