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Atekka lance une offre de protection juridique agricole

  Face au risque juridique qui augmente pour les agriculteurs, l’assureur spécialiste du monde agricole Atekka lance une protection juridique. Le 15 février, un plateau télévisé en ligne a réuni différents intervenants pour présenter le nouveau produit.

Pour parler de la protection juridique en agriculture, un animateur et des intervenants : Aurélie Rocheteau, agricultrice en Charente-Maritime, et Carole Hernandez Zakine, docteur en droit.

Après l’assurance récolte, l’assureur agricole Atekka lance une offre de protection juridique agricole. Pour les agriculteurs, c’est la « priorité n°2 après la protection des cultures », a affirmé Antoine Poupart, président fondateur d’Atekka lors d’une émission de lancement organisée en ligne le 15 février. Laurent Marbotte, directeur commercial Atekka a également participé à la présentation de ce nouveau produit.

La plateforme numérique a réuni plusieurs intervenants :

  • Carole Hernandez Zakine, Docteur en droit et membre de l’Académie d’agriculture,
  • Aurélie Rocheteau, agricultrice en Charente-Maritime,
  • Alexis Vernazobre, DG de Vernazobres frères, entreprise de fourniture pour l’agriculture dans le Gard,
  • Ivan Lévêque, directeur des partenariats chez Covéa, groupe d’assurance mutualiste

 

Les risques juridiques augmentent pour les agriculteurs

Sur le plateau de télévision, un constat était partagé par tous : les risques juridiques augmentent et l’exposition des agriculteurs à ces risques va s’accroître. Pour Carole Hernandez Zakine, de nouveaux risques viennent s’ajouter aux risques qui existaient déjà. Un phénomène lié selon elle à l’installation en zones rurales de néo-ruraux qui ont une « méconnaissance totale du monde agricole », mais aussi à la territorialisation. Pour des sujets comme l’eau par exemple, « les territoires décident de leur propre réglementation », souligne-t-elle. Pour les produits phytosanitaires également, les relations entre agriculteurs et riverains deviennent plus complexes et peuvent occasionner des situations conflictuelles.

Les agriculteurs sont mis au banc des accusés par rapport à l'utilisation des phytos

Un avis partagé par Aurélie Rocheteau. « Ca va s’étendre », estime l’agricultrice. « Les agriculteurs sont mis au banc  des accusés par rapport à l’utilisation des phytos ». Pour elle, la situation évolue plutôt vers plus de contentieux que plus d’échange.

La juriste et la professionnelle de l’agriculture évoquent « une épée de Damoclès » au-dessus de la tête des agriculteurs.


Pouvoir trouver une solution à tous les litiges

Face à cette augmentation du risque de contentieux, les agriculteurs ont besoin d’être accompagnés et rassurés.

En premier lieu, il faut chercher à éviter le conflit, à « travailler sur la partie amiable », conseille Carole Hernandez Zakine. Mais éviter le contentieux n’est pas toujours possible et il faut pouvoir trouver une solution à tous les litiges. La protection juridique proposée par Atekka (un peu moins de 100 euros par mois) englobe l’ensemble des risques avec une prise en charge des frais de justice.

Atekka compte encore élargir son offre en proposant prochainement une prévoyance et assurance vie. Une garantie spécifique machinisme est également en préparation.

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