Bruno Siebert SA, l'un des trois derniers abattoirs de volailles en Alsace, a investi 8 M€ pour moderniser ses locaux. Sa croissance, il la cherche dans l'export.
Loin des regroupements qui se jouent dans l'ouest de la France, l'abatteur de volailles Bruno Siebert s'agrandit sur son site d'Ergersheim en Alsace. L'entreprise vient d'investir 8 millions d'euros pour étendre ses locaux de 4 000 m2 , atteignant une surface totale de 16 000 m2 , pour 280 salariés. Les travaux ont débuté fin 2013 et devraient se finir d'ici à février prochain. À terme, l'investissement permettra de correctement séparer les circuits de productions crus et cuits au sein du nouvel outil. « Nous espérons lancer prochainement une démarche de certification IFS, qui serait un avantage pour exporter », explique Lucie Siebert, chargée du développement de l'export au sein de l'entreprise familiale. L'investissement a également porté sur l'achat de cellules de cuisson, fumage et rôtissage. Une nouvelle salle de froid négatif a été installée, d'une capacité de 1200 à 1 300 palettes, toujours dans l'optique d'exporter davantage. « Un tiers de l'usine existante a été rénové. Avec ces nouveaux locaux, nous pourrons augmenter notre production de façon signifi-
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cative », analyse le président-directeur général Bruno Siebert. Sa société a commercialisé 13250 t de volailles en 2014, pour un chiffre d'affaires de 62 millions d'euros. La production se répartit à 68 % sur du poulet rustique blanc et jaune, à 14 % sur du poulet fermier label Rouge d'Alsace et à 11 % sur du lapin. Bruno Siebert SA, qui possède sa propre flotte logistique, réalise 21 % de son chiffre d'affaires à l'export, principalement en Allemagne, au Luxembourg et en Suisse. « Nous visons les 30 % d'ici à 2020 », annonce Lucie Siebert. Alice Flores