La production est stable mais les importations ont augmenté en 2008.
Il y a eu en 2008 presque autant d’abattages de volailles qu’en 2007 : même pas 1% de tonnage en moins, toutes espèces confondues, d’après les Infos rapides d’Agreste Conjoncture de février. Mais derrière cette stabilité se cachent plusieurs évolutions défavorables. Le premier est le déclin du tonnage qui a marqué tout le second trimestre et s’est achevé par un «repli très important» de 7,6% en décembre.
La baisse des abattages en décembre concerne les trois principales espèces de volailles : la dinde (-13,8 %), le poulet (-5,5%) et le canard (-5%), en particulier à foie gras (- 7,2%).
En dinde, le déclin de la production
«observé depuis plusieurs années se confirme», analyse la note de statistique officielle. Sur l’ensemble de l’année, le tonnage abattu chute de 5,7% par rapport à 2007. La reprise de la consommation de dinde le troisième trimestre (+ 4% par rapport au troisième trimestre 2007) se fait au profit d’importations qui bondissent de 21% depuis le début 2008, au profit de l’Italie, de l’Allemagne et du Brésil.
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Le poulet était porté en début d’année 2008 par le grand export, explique-t-on au Comité interprofessionnel du poulet. Mais cette conjoncture favorable sur pays tiers s’est retournée à l’automne, entraînant un freinage immédiat des mises en place. Enfin le canard à gaver a suivi les consignes interprofessionnelles de modérer l’offre en 2009.
Si le prix à la production du poulet a rejoint son niveau de l’année précédente en décembre, celui de la dinde est resté élevé. D’après l’interprofession dinde, c’est au premier trimestre 2009 que le prix à la production va intégrer la chute des cours des aliments. Une embellie qui pourrait coïncider avec une stabilisation de la production consécutive à un léger redressement des mises en place de dindonneaux en novembre.
Si enfin le solde du commerce extérieur de viandes de volailles reste positif, souligne Agreste, il continue de se dégrader avec une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Les achats de poulet ont progressé de 6,7 % sur les onze premiers mois de 2008, tirés par une consommation tonique .
«L’augmentation des achats français de poulet profite surtout aux Pays-Bas, à la Belgique et dans une moindre mesure à l’Allemagne», lit-on. Les interprofessions diront aussi que les viandes de volailles huilées, panées et autres préparations alternatives aux viandes saumurées, forcent de plus en plus massivement les frontières de l’Union européenne.