« Une IGP accessible aux petits opérateurs »

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Depuis trois ans, le PALSO (Association IGP foie gras du Sud-Ouest) s'emploie à trouver des solutions pour que les petits opérateurs en foie gras et produits à base de canard gras du Sud-Ouest aient accès à l'IGP. L'année 2006 devrait être déterminante.

LM : Depuis juin 2000 que l'IGP « produits du canard à foie gras du Sud-Ouest » existe, les petits opérateurs de la région n'ont jamais pu apposer sur leurs étiquettes l’origine géographique Sud-Ouest, Chalosse, Gascogne, Gers, Landes, Périgord, Quercy.(1) de leurs produits. Pourquoi les choses se débloqueraient-elles cette année ?

Marc Roose : Lorsque la démarche IGP a été mise en place, elle a essentiellement été portée par les principaux opérateurs en canards gras du Sud-Ouest, mais le Palso a toujours considéré que tous les petits opérateurs devaient, eux aussi, y avoir accès. Aujourd'hui, la nouvelle loi d'orientation agricole offre des possibilités que nous devons saisir. En premier lieu, la création d'un unique Institut national de l'origine et de la qualité, qui va regrouper l'ensemble des organismes en charge des démarches, est un point positif pour nous. Jusqu'à aujourd'hui, nous avions à faire à l'INAO pour l'IGP et à la CNLC pour les signes de qualité associés (CCP ou Label Rouge), ce qui ne facilitait pas toujours le travail. Par ailleurs, la possibilité d'avoir accès à l'IGP directement, sans passer par la CCP ou le Label, comme c'est déjà le cas dans d'autres pays ou pour l'AOC, est très encourageante.

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LM : Ne craignez-vous pas que, sans CCP, ni Label, la qualité des produits s'en ressente ?

Marc Roose : Pas du tout, une IGP repose de toute façon sur un cahier des charges précis et des contrôles réalisés par un organisme agréé. C'est un véritable signe de qualité. Le cahier des charges rédigé pour notre demande d'IGP en voie directe s'inspire de l'actuel cahier des charges de la CCP, que nous adaptons pour qu'il soit applicable par les producteurs fermiers, les petits conserveurs, etc. Les principales différences portent sur les contrôles réalisés par l'organisme certificateur, qui devraient s’adapter pour représenter un coût acceptable pour l'opérateur. Les contrôles concernant la réglementation sanitaire devront suivre le paquet hygiène, avec la mise en place d’une culture de résultats plus que de moyens.

LM : Où en sont vos démarches aujourd'hui ?

Marc Roose : Notre cahier des charges est quasiment prêt et va pouvoir être soumis aux pouvoirs publics. Le Palso est reconnu comme groupement pilote pour la mise en place de l'IGP en voie directe au sein de l’INAO. Notre travail va permettre de pointer les problèmes et les spécificités des petits opérateurs. Nous nous sommes également bien concertés avec les organismes certificateurs qui devront travailler différemment avec les petits opérateurs. Je suis très optimiste quant à l'aboutissement positif de toutes ces démarches.

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