Un nouveau trafic de chevaux débusqué par Europol

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Entre le 8 et le 9 septembre, 200 agents ont été déployés en France (Gard, Saône-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Gironde, Haute-Saône), en Belgique, en Irlande et aux Pays-Bas. Crédits : © Europol

Une opération d’envergure menée par Europol a démantelé un réseau de trafic de chevaux au sein de l’Union européenne. L’identité des animaux était maquillée et certains ont été frauduleusement orientés vers la chaîne alimentaire. 

Europol, l'Agence de l'Union européenne pour la coopération des services répressifs, annonce qu’une opération d’envergure a été menée conte un réseau criminel trafiquant des chevaux à travers l’Europe. Les protagonistes utilisaient des faux documents et des puces informatiques altérées pour changer l’identité des animaux. Certains d’entre eux pourraient avoir été dirigés vers l’alimentation humaine, sans réelle traçabilité ni preuve qu’ils pouvaient y entrer. Les chevaux de course sont en général impropres à la consommation à cause de traitement médicament.

Lire aussi : Trafic de chevaux : que dit l’interprofession  

1000 chevaux contrôlés

Entre le 8 et le 9 septembre, 200 agents ont été déployés en France (Gard, Saône-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Gironde, Haute-Saône), en Belgique, en Irlande et aux Pays-Bas. En France, ce sont les agents de l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) qui sont intervenus. 1 000 chevaux ont été contrôlés. L’enquête est toujours en cours et cherche à identifier d’autres individus impliqués dans ce trafic. 

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Des enquêtes avaient déjà mis au jour un trafic en 2022 et en 2024, notamment en Irlande. 

foodwatch demande la transparence

L’organisation de défense des consommateurs foodwatch dénonce par communiqué « un manège bien rodé qui permet aux fraudeurs d’engranger des millions d’euros de profit avec un risque de sanction minimal : souvent à peine quelques mois de prison (quand cela va jusqu’au procès) ». L’ONG appelle à la transparence « où a été commercialisée cette viande impropre à la consommation et par qui ? » et demande des moyens supplémentaires pour les contrôles sanitaires et la fraude. Elle dénonce par ailleurs l’opacité allemande, qui continue de « verrouiller leur base de données sur l’identité des chevaux et ne communiquent rien à leurs voisins ».

 

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